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J' mon terroir, je dis NON à la LGV / LNPCA

2006 - Débat à la réunion publique de La Castille 28 janvier


 

Compte-rendu du débat sur la LGV à La Castille organisé par l'association StopTGVCoudon. 28 janvier 2006


Malgré la pluie et le froid nous étions très nombreux samedi sous le chapiteau de la Castille, à avoir répondu à l’appel de Stop TGV Coudon.
Après avoir remercié, Monseigneur Rey ainsi que monsieur Soullié directeur du domaine, de leur avoir loué le chapiteau et avant de laisser la parole aux intervenants de tous bords, les membres du bureau de l’association, Elizabeth Novo, puis Olivier Lesage, ont rapidement rappelé à l’assistance les motifs de leur opposition.

Tous les tracés sont dangereux pour le Var, mais celui des Métropoles, avec une gare dans la plaine de la Garde, est le plus long, le plus coûteux et le plus nuisant. De plus il est inutile. Paradoxalement avec la grande vitesse, les toulonnais mettront plus de temps qu’aujourd’hui pour aller à Paris. Du fait du gain de temps dérisoire sur la LGV, mais de la perte de temps assurée dans les embouteillages à Toulon Est, zone qui est déjà asphyxiée par un bouchon quasi permanent.
Y localiser une gare TGV, véritable aspirateur à voitures, ne peut qu’aggraver la pollution visuelle, sonore et atmosphérique déjà très importante dans cette zone. De plus on ne peut espérer conserver deux gares si rapprochées, à terme la gare Toulon centre serait condamnée.
Ce projet est dangereux pour les habitants des communes qu’il va perforer ou balafrer, mais aussi pour l’ensemble des habitants de l’agglomération parce qu’il allonge les temps de parcours, parce ce qu’il menace nos réserves d’eau plus que jamais précieuses en ces temps de sécheresse et de tarifs indécents.
Enfin ce projet est dangereux pour tous car il menace des espèces et des zones protégées.
Il menace notre agriculture (il condamne des hectares de vignes, de figuiers, d’oliviers…), notre économie (il faudra délocaliser des entreprises pour les remplacer par des parkings).
Il ouvre la voie à la spéculation foncière.
Ce projet est dangereux pour tous parce qu’il menace nos finances. Son coût prohibitif, essentiellement à la charge du contribuable local promet une augmentation insupportable des impôts et condamne toutes autres réalisations.
Ce projet inutile et dangereux , qui menace notre environnement, notre qualité de vie, notre patrimoine, notre économie, nos finances n’est pas d’utilité publique.
C’est pourquoi l’association a déposé un recours, et lance une souscription.

Des représentants des nombreuses associations, des partis politiques : personnalités de gauche ou de droite, de la FNAUT et le public, tous ceux qui le souhaitent ont pu ensuite prendre la parole. L’échange est courtois, chacun est écouté.
Certains sont contre la LGV dans le Var, ni ici ni ailleurs.
D’autres sont pour la LGV, mais contre ce tracé.
Aucun des participants ne se prononce pour ce tracé.

Frédéric-Georges Roux a présenté les différents projets exposés lors du débat public.
Argumentation de la FNAUT (Fédération Nationale des usagers du Transport) : Philippe Cretin, son délégué pour le Var, technicien du rail expose que la desserte ferroviaire connaît une saturation entre Marseille et Toulon d’une part et Les Arcs et Nice d’autre part. La FNAUT refuse le principe d’une « gare-betteraves » à l'extérieur de la cité. La gare doit être en centre ville avec une extension sur le quartier de Montety.

Alain Baccino : les vignes ne sont pas déplaçables en fonction des desiderata de certains et leur implantation se fait dans le cadre d'un projet d'exploitation à très long terme.

Patrick Sansone, avocat au barreau de Toulon, conseil de l’association, développe les différents points sur lesquels nous allons défendre l'intérêt des adhérents. Il explique que le recours qu’il va déposer au nom de l’association, porte sur la forme comme sur le fond. Il est dirigé contre la décision de Réseau Ferré de France du 06/12/2005 de retenir comme tracé de référence pour la LGV, celui dit des métropoles Sud. Il soulève des problèmes de dates, de personnes, de zones et espèces protégées, de débat public tronqué, de bilan coût/avantages négatif. Il s’agit pour l’instant d’un recours dit gracieux qui constitue une première étape avant de saisir le juge administratif si nécessaire.


Humbert Gurreri, représentant le Parti socialiste présente l'alternative défendue par le sénateur Collombat

Représentant le Front National, Michèle Dutoya, conseillère régionale et conseillère municipal du Luc réfute le tracé des métropoles et défend un tracé intermédiaire. Son conseiller technique Georges Condet développe l’argumentation en l’illustrant de diapositives.


Corinne Lepage, Présidente de Cap 21 ancien ministre de l'environnement et avocate spécialisée dans les questions d’urbanisme et d’environnement dénonce un climat de pression. Elle rappelle les prévisions d'investissement qui sont disproportionnées pour un tel projet "Ce projet pharaonique implique qu'il n'y aura pas un sou de dépensé sur les autres voies. Le rôle alternatif du rail devient impossible" Benoit Petit
Corinne Lepage fait une convaincante démonstration des graves atteintes que la LGV PACA porterait à des secteurs très sensibles de notre région, comme la plaine des Maures.
Elle rappelle que c’est elle qui lorsqu’elle était ministre a fait aboutir ce dossier, après de difficiles et longues batailles.
Elle pense que derrière la LGV se cachent les opposants d’alors.
Elle dénonce une décision de nature politique plus qu’économique, et incite à la vigilance, derrière des projets de cette envergure il y en a toujours d’autres…
Benoit Petit délégué régional PACA de Cap 21 souligne qu'il est favorable au renforcement du réseau TER, explique clairement que nous avons un problème de capacité et pas de vitesse. Ce problème peut être réglé à moindre frais en rénovant les lignes, pour 2,5 milliards d’euros au lieu des 11 milliards d’euros envisagés pour la LGV. "Pourquoi mettre 11 milliards pour un projet de transport entre Marseille, Toulon et Nice? Et le massif alpin ? La région Paca ne se réduit pas à son littoral."
La présidente de Cap 21 rappelle que dix ans auparavant elle a fait de la plaine des Maures le premier projet d'intérêt écologique en France. Il y a toujours eu des convoitises sur cette plaine et comme par hasard on retrouve aujourd’hui parmi les promoteurs de la LGV ceux-là même qui dix ans avant ne voulaient pas de cette protection... « La LGV est une décision de nature politique plus qu'économique. »

Thomas Hermans représentant local (à Toulon) de la société nationale de la protection de la nature présente les sites protégés et développe son intervention autour de la zone de protection des tortues dans la plaine des Maures. C’est lui qui avait proposé au débat public le cahier d’acteurs de la S.N.P.N. Voir à cette adresse :
http://www.debatpublic-lgvpaca.org/docs/pdf/cahiers_acteurs/11_juillet/snpn_11_07.pdf

Michel Bouisson du Collectif TGV Sud Var a fait le point sur la position du collectif. Voir ici la précision qu'il nous apporte sur son intervention et le sens de sa présence à La Castille.

Robert Giraudo dénonce la politique d'autruche menée par les élus sur le problème du traitement des déchets, de l'eau, du tri sélectif qui s'ils ne sont pas traités dans le cadre d'un schéma de développement vont aboutir à de véritables catastrophes écologiques pour les zones concernées.

Michèle Gros, représentante de la confédération paysanne a rappelé les positions de son mouvement.

Dans la salle, nous avons noté la présence de certains de nos élus. Nous les remercions de s'être déplacés : le maire de Pierrefeu-du-Var, André Blanc, le conseiller régional et conseiller municipal de Hyères, Philippe de David Beauregard, le maire de La Farlède Charles Rodolphe et le maire de La Crau Gérard Simon, ces deux derniers représentant ausi la Communauté de communes de la Vallée du Gapeau, dont ils sont-vice-présidents.

Nous remercions tous les intervenants de bien vouloir nous contacter à l'adresse stoptgvcoudon@free.fr s'ils souhaitent modifier, rectifier, compléter ou illustrer leurs propos que nous avons rapportés ici de façon peu exhaustive ou qui auraient pu faire l'objet d'une mauvaise interpretation, bien involontaire, de notre part. Nous prendrons soin de nous faire l'écho de leur position, avec éventuellement des liens vers les sites où ils exposent leur point de vue sur la LGV. Chacun doit pouvoir s'exprimer. Les visiteurs de notre site peuvent également laisser des messages. Toutes ces contributions pourront être modérées par l'administrateur du site s'il estime qu'elles contreviennent à la loi ou à la bienséance.


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Contre l'intox

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Je ne suis pas concerné car je n’habite pas sur le tracé FAUX !

Réponse: Même si le bruit peut porter très loin, la LGV ne devrait pas perturber au-delà de 10KM. Sauf que des villes comme Le Revest, La Valette, La Farlède, La Crau …restent dans ce périmètre.
Si certains pourront échapper à la pollution sonore, tous subiront son coût.
Comme l’état se désengage et l’Europe ne s’engage pas, c’est la région qui devra payer une bonne partie de l’addition qui s’élevait déjà en 2009 à 15 000 millions d’euros.
Par exemple, un contribuable de La Coupiane, à La Valette va payer 3 fois: une fois au titre de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, une fois au titre du Conseil général du Var et une fois au titre du Conseil régional PACA. Notre imposition va donc exploser.

Le maire de ma commune me l’a promis, le tracé ne passe pas par chez nous FAUX !

Réponse: Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Actuellement le fuseau MDS (Métropoles du Sud ) a été choisi, les études techniques sont en cours, de nombreux sondages de sols seront effectués et la déclaration d’utilité publique n’aura lieu que vers 2014, elle comprendra alors un fuseau étroit de 500 m. D'ici là, Stop TGV Coudon, en contact permanent avec RFF (Réseau Ferré de France) communiquera sur ce site les information à sa connaissance.
A ce stade des études, personne ne connaît le tracé qui sera retenu en fonction d'impératifs techniques.
On peut juste faire des suppositions, à partir des études réalisées par l’ AUDAT (agence d’urbanisme de l’Aire Toulonnaise).

Le classement du COUDON du 9 décembre 2010 empêche le passage de la LGV. FAUX !

Réponse: Malheureusement non, le classement ne peut pas empêcher le passage de la ligne à grande vitesse.
La LGV est dite d’utilité publique aussi elle peut passer sur des sites protégés, classés, comme le Coudon ou les Maures.
Partout en France RFF a construit des ouvrages qui empiètent sur des zones classées.
Il a par contre plus de contraintes à respecter et donc un coût supplémentaire à construire dans ces zones.
C’est pourquoi STOPTGVCOUDON était très favorable au classement du Coudon et est intervenu auprès du commissaire enquêteur pour l'appuyer..

Cette LGV PACA, c'est l'avenir. FAUX !

Réponse: Pour tout projet il convient de faire un bilan avantages inconvénients.
 La LGV PACA apporterait un gain de 8 minutes sur un trajet Paris Toulon mais une délocalisation probable de la gare vers la périphérie même si la situation actuelle d’une gare au centre ville est satisfaisante pour les voyageurs. Et bien d’autres nuisances graves sur notre environnement comme sur nos finances.
Ce n’est pas un projet d’avenir c’est une menace que tous refusent (cf les manifestations de tout le Haut Var, de la communauté d’Aix, communauté de communes d'Aubagne …)
Même pour la SNCF la LGV devient un gouffre qui ne cesse de plomber les comptes.

Nos amis Niçois ont besoin d'une meilleure desserte ferroviaire. VRAI MAIS...

Réponse: Vrai, mais l’objectif d’un bon temps de parcours pour desservir Nice et désengorger son aéroport n’est pas optimisé par le choix du tracé Métropoles du Sud. Le tracé Côte D’Azur (passage dans le moyen Var) était plus performant, moins cher et plus réaliste.

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