✉ Contact

J' mon terroir, je dis NON à la LGV / LNPCA

Ils ont dit

Fermer  Sénateur

Conseil général du Var Magazine Edition de décembre 2005
Tribune libre de Pierre-Yves Collombat,
Sénateur du Var, Conseiller général du Var, Président du groupe de la Gauche Varoise.
Le TGV ne sifflera pas trois fois

En refusant de prendre clairement posi­tion en faveur d'une ligne TGV desser­vant le Var et d'un itinéraire, les respon­sables politiques varois ont commis, dans les années 90, une erreur historique.
Résultat: vingt ans au minimum de retard d'équipement pour une partie du départe­ment, des centaines de millions d'euros éva­porés, les collectivités locales devant désor­mais assurer 80 % du financement d'un pro­jet financé à l'époque essentiellement par la SNCF.
Quand le reste de la France s'active à s'équi­per, dans le Var la réflexion collective bégaie et les décisions tardent. Le "débat public" qui vient de s'achever fut certes "public", il ne fut en rien un débat, à savoir un échange réglé d'arguments.
Pas de vrai débat sans hiérarchisation de l'or­dre des questions et des réponses à leur don­ner.
Première question : une nouvelle LGV serait-­elle utile à notre département?
Non, répond clairement une partie des co­mités de défense locaux et des organisations agricoles, avec des arguments méritant consi­dération : nouveauté n'est pas forcément pro­grès, TGV automatiquement développement souhaitable et important sera l'impact du pro­jet sur l'environnement et l'outil agricole.
Ces arguments ne sont pas décisifs.
Si des villes ont pu déplorer leurs refus du chemin de fer, au XIXème siècle, aucune ré­gion ne se plaint aujourd'hui (même là où le débat fut sérieux, comme dans la vallée du Rhône) de bénéficier du TGV.
Nouvelle LGV ou pas, la grande migration vers la mer et le soleil avec ses implications en terme de consommation d'espace et de prix du foncier, de renchérissement du logement, continuera. La question est de savoir si on se contentera de laisser faire ou si l'on fera de la nouvelle LGV un levier de transformation d'un mode de développement sans issue.
En trente ans la rente foncière, démographi­que, administrative et militaire, est devenue le principal moteur économique du Var. Il faut le remplacer par celui de la connaissance, de la recherche, de l'innovation technologi­que, du savoir faire et de la qualification. Là sont les activités et les emplois de l'avenir, no­tre chance d'accueillir une population active et jeune.
Sans "branchement" par un moyen de trans­port rapide, de grande capacité, démocrati­que, à des coûts financiers et environnementaux acceptables, de l'ensemble du départe­ment sur les régions européennes les plus dynamiques, à commencer par l'Île de France et Rhône Alpes, cette mutation est impossible.

Si une nouvelle LGV n'en est pas la condition suffisante, elle reste sa condition nécessaire. Tel est le choix fondamental. On ne pourra répondre sérieusement à la question des enjeux, environnementaux, agricoles, ou en matière de transports intra-régionaux tant qu'on ne l'aura pas fait.
Il faut dire clairement ce qu'on entend faire de ce département et rompre avec l'habituel "mi-chèvre, mi-chou": oui à la LGV mais..., à condition qu'elle respecte l'environnement, qu'elle ne passe pas dans mon jardin ou qu'elle passe dans ma ville etc. Cette attitude, paralyse tout depuis quinze ans, notamment une réponse concrète au défi environnemental et financier que représente un tel projet. C'est seulement après avoir donné une ré­ponse à cette première question que se pose celle du tracé. Le choix de celui -ci doit d'abord prendre en considération les impératifs de la grande vitesse et les coûts de réalisation. Si le tracé interdit de fait la grande vitesse (temps de parcours trop longs, cadences et horaires ne permettant pas de concurrencer l'avion), ou excède les possibilités financières, autant renoncer tout de suite au projet.
À ce jour, Toulon et sa communauté sont déjà reliés à Paris, Lyon et plus généralement à l'Europe du nord. Temps de transport, ca­dences et horaires sont ceux d'un vrai TGV. L'ouest du Var, par Aix, en bénéficie aussi.

Une nouvelle LGV n'a donc d'intérêt que si elle permet d'abord de desservir par un vrai TGV les parties du Var qui ne le sont pas en­core (est et centre Var, golfe de Saint-Tropez) et à terme d'assurer une liaison à grande vitesse avec l'Italie.
Or, un TGV autant que des temps de par­cours réduits, ce sont des cadences et des horaires adaptés aux emplois du temps des actifs.
Cadences et horaires dépendent, à leur tour, du nombre de voyageurs potentiels et celui-­ci de l'apport niçois.
Toulon étant déjà desservi, si pour assurer des temps de parcours Nice-Paris concurren­tiels avec l'avion, les TGV ne peuvent s'arrêter dans l'est Var, à quoi bon une nouvelle LGV ? La logique "grande vitesse." et la priorité à accorder à la desserte des parties du Var actuellement ignorées commandent donc un tracé nord, aussi direct que possible vers la vallée du Rhône, avec une gare dans l'est Var. Les études techniques, intégrant les impéra­tifs environnementaux, humains et finan­ciers, permettront de déterminer le meilleur. À ce stade de la réflexion, on ne saurait, sans ridicule, être plus précis.

Troisième question: la desserte de Toulon.

Répétons que la capitale du Var et sa com­munauté d'agglomération, sont déjà desser­vis. L'amélioration de la voie jusqu'au rac­cordement ouest à la LGY, une liaison caden­cée rapide, de type RER, par la ligne exis­tante libérée de TGV jusqu'à la LGV nouvelle, permettront de le faire dans des conditions encore meilleures.
Subordonner l'existence de la LGV à celle d'une gare à Toulon ou à proximité immé­diate (à condition que l'on trouve les terrains pour l'implanter !), c'est interdire de fait au reste du Var le bénéfice d'un vrai TGV.
C'est renchérir considérablement le coût d'une ligne qui battra, dans tous les cas de figures, des records en la matière, maximiser son impact négatif sur l'environnement et l'outil agricole, pour un bénéfice marginal par rapport à la situation actuelle. C'est empêcher la réalisation du projet.


Quatrième question: les impératifs environ­nementaux et agricoles.

Il ne sert à rien de les évoquer tant qu'on n'est pas d'accord sur l'intérêt d'une nou­velle LGV et sur un tracé assurant les services de la grande vitesse.
Apporter une réponse autre que verbale aux légitimes préoccupations des agriculteurs et des défenseurs du cadre de vie, suppose que l'on se mobilise dès aujourd'hui, lance les "­études, prévoit les financements, anticipe en matière d'urbanisme et de réglementation... autant de choses impossibles dans l'igno­rance du tracé.
Pour ce long travail, les outils existent: Éta­blissement public foncier régional, SAFER, Charte de protection de l'outil agricole etc. Reste à les mettre en œuvre, sans tarder.
Faute de position, de choix clairs et réalistes de ses décideurs politiques, le Var est en train de passer une seconde fois à côté d'une occasion historique.
Seule chose certaine: le TGV ne sifflera pas une troisième fois.
Le groupe de la Gauche varoise du Conseil général a fait ses choix. À la majorité, à l'as­semblée départementale toute entière d'en faire autant, en réunion publique.

Date de création :28/12/2006 @ 20:35Dernière modification :28/12/2006 @ 20:35

COLAC

Collège des acteurs

COPIL

Fermer Communiqué de presse

Fermer Compte-rendu

Fermer Présentations

Fermer Variantes

Thèmatiques
Dossiers
Chronologie
Documents en stock
Médiation 2008
Notre dossier décideurs
Visites

 1052344 visiteurs

 4 visiteurs en ligne

Contre l'intox

Contre l'intox, quelques vérités.
Ne vous laissez pas manipuler.
Indignez-vous !


Je ne suis pas concerné car je n’habite pas sur le tracé FAUX !

Réponse: Même si le bruit peut porter très loin, la LGV ne devrait pas perturber au-delà de 10KM. Sauf que des villes comme Le Revest, La Valette, La Farlède, La Crau …restent dans ce périmètre.
Si certains pourront échapper à la pollution sonore, tous subiront son coût.
Comme l’état se désengage et l’Europe ne s’engage pas, c’est la région qui devra payer une bonne partie de l’addition qui s’élevait déjà en 2009 à 15 000 millions d’euros.
Par exemple, un contribuable de La Coupiane, à La Valette va payer 3 fois: une fois au titre de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, une fois au titre du Conseil général du Var et une fois au titre du Conseil régional PACA. Notre imposition va donc exploser.

Le maire de ma commune me l’a promis, le tracé ne passe pas par chez nous FAUX !

Réponse: Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Actuellement le fuseau MDS (Métropoles du Sud ) a été choisi, les études techniques sont en cours, de nombreux sondages de sols seront effectués et la déclaration d’utilité publique n’aura lieu que vers 2014, elle comprendra alors un fuseau étroit de 500 m. D'ici là, Stop TGV Coudon, en contact permanent avec RFF (Réseau Ferré de France) communiquera sur ce site les information à sa connaissance.
A ce stade des études, personne ne connaît le tracé qui sera retenu en fonction d'impératifs techniques.
On peut juste faire des suppositions, à partir des études réalisées par l’ AUDAT (agence d’urbanisme de l’Aire Toulonnaise).

Le classement du COUDON du 9 décembre 2010 empêche le passage de la LGV. FAUX !

Réponse: Malheureusement non, le classement ne peut pas empêcher le passage de la ligne à grande vitesse.
La LGV est dite d’utilité publique aussi elle peut passer sur des sites protégés, classés, comme le Coudon ou les Maures.
Partout en France RFF a construit des ouvrages qui empiètent sur des zones classées.
Il a par contre plus de contraintes à respecter et donc un coût supplémentaire à construire dans ces zones.
C’est pourquoi STOPTGVCOUDON était très favorable au classement du Coudon et est intervenu auprès du commissaire enquêteur pour l'appuyer..

Cette LGV PACA, c'est l'avenir. FAUX !

Réponse: Pour tout projet il convient de faire un bilan avantages inconvénients.
 La LGV PACA apporterait un gain de 8 minutes sur un trajet Paris Toulon mais une délocalisation probable de la gare vers la périphérie même si la situation actuelle d’une gare au centre ville est satisfaisante pour les voyageurs. Et bien d’autres nuisances graves sur notre environnement comme sur nos finances.
Ce n’est pas un projet d’avenir c’est une menace que tous refusent (cf les manifestations de tout le Haut Var, de la communauté d’Aix, communauté de communes d'Aubagne …)
Même pour la SNCF la LGV devient un gouffre qui ne cesse de plomber les comptes.

Nos amis Niçois ont besoin d'une meilleure desserte ferroviaire. VRAI MAIS...

Réponse: Vrai, mais l’objectif d’un bon temps de parcours pour desservir Nice et désengorger son aéroport n’est pas optimisé par le choix du tracé Métropoles du Sud. Le tracé Côte D’Azur (passage dans le moyen Var) était plus performant, moins cher et plus réaliste.

En voir plus... En voir plus...

Nos informations les plus lues

En Navarre, une étude conclut sur la LGV "non rentable, et non verte" Après le TGV Rhin-Rhône, les lignes qui se feront... et les autres Fuseau en 3D c4-d1-e5-f2 Les anti-LGV repartent au combat En Navarre, une étude conclut sur la LGV "non rentable, et non verte" Le Lyon-Turin en danger ? Frédéric Cuvillier veut "mettre de l'ordre dans le Snit" LGV : les tracés qui effraient en Provence verte Journal régional de FR3 le 19 octobre 2012 Schéma des variantes Tracé du Beausset à Solliès 9 janvier 2013 12 juillet 2012 LGV Paca : une ligne nouvelle sur les rails en 2040 ? Fiches des variantes Toulon TGV Rhin-Rhône : les Alsaciens vont-ils payer ? Poursuite des études sur la LGV PACA Tract mai 2009 : 10 raisons objectives pour rejeter le scénario des « Métropoles du Sud » GRAPACA TGV Est : du champ de fleurs au champ de bataille AG La Farlède 30 novembre 2012 TGV : les viticulteurs ont le train triste TGV : les viticulteurs ont le train triste 11 juillet 2011 TGV Rhin Rhône : Des coupes claires à venir dans les projets TGV RCF 13 septembre 2011 Manif à Turin : ils étaient 30.000 Fuseau Cuges-Ollioules Fuseau Toulon-Pierrefeu Bulletin du Revest Fuseau en 3D c4-d1-e2-f1 LGV PACA une erreur d'aiguillage ? On reparle de la LGV Copil 12 juillet 2012 Locale Toulon 6 février 2013 JT FR3 Locale Toulon 12 juillet 2012 Discours des représentants des agriculteurs - manif 10 décembre La SNGC privée de LGV Locale Toulon 7 septembre 2012 LN PCA/LGV PACA : toujours le même projet. Fuseau en 3D c3-d6-e2-f1 Fuseau en 3D c2-d2-e1-f1 Tracé Nord de la LGV : Bienvenue chez les Gautier, à six mètres de la ligne TGV FR3 Locale Toulon du 19 octobre 2012 Une campagne pour faire dérailler le train 7 juillet 2014 LGV PACA : le vrai débat commence maintenant Compte-rendu COTER 7 décembre 2011
Haut Bas