Les viticulteurs de Paca ont plaidé leur cause mardi au parc Chanot, lors de l’étape marseillaise de la commission du débat public sur le prolongement de la ligne TGV Méditerranée (LGV). La LGV menace « notre appellation d’origine contrôlée (AOC) et toute l’économie viticole de la région », dénoncent-ils. Présentation Powerpoint à l’appui, Guy Gaspérini, président du syndicat des Côtes de Provence, explique que « cette appellation reste un atout dans la mondialisation. Or elle consacre également des terroirs non déplaçables. »
Quel que soit le tracé retenu, la LGV détruirait 1 000 des 20 000 hectares de vignes régionales classées AOC. La disparition de certains cépages entraînerait « une modification de la saveur des vins, voire un retrait de l’appellation, obtenue au bout de douze ans de procédure ». Dans la salle bondée, un auditeur fait malicieusement remarquer que « pour l’économie viticole, le train est préférable à la route, car on peut y boire du vin avant et pendant le voyage ». Guy Gaspérini préfère, de son côté, rappeler que « les vignobles des Maures ou de la Sainte-Victoire, classés Natura 2000, arrêtent les incendies de forêt ».
Bernard Gyssels, chef du projet de la ligne TGV Méditerranée pour Réseaux ferrés de France, assure « chercher à minimiser l’impact de la LGV ». Lors de la construction du TGV Méditerranée, seuls 70 hectares de vignes ont été sacrifiés, au lieu des 700 initialement prévus. Perrine Créquy
info Des réunions ont lieu jusqu’au 18 avril, de 17 h 30 à 21 h 30. Débat sur « la LGV et l’arc méditerranéen » le 29 mars à Marseille ; « la LGV et le développement des TER » à Aix le 5 avril. Tél. : 04 96 11 53 90 ou www.debatpublic-lgvpaca.org
Date de création : 13/09/2005 @ 16:25
Dernière modification : 25/12/2006 @ 11:02
Catégorie : 20 Minutes Page lue 2778 fois
La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
Encore 2 mots : vigilance et mobilisation.
La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
Encore 2 mots : vigilance et mobilisation.