In Le Figaro 13 mars 2006 : http://www.lefigaro.fr/eco-entreprises/20060313.FIG000000227_des_tgv_cargo_au_depart_de_roissy.html#
Des TGV cargo au départ de Roissy
A. Sé
13 mars 2006, (Rubrique Entreprises) Fret La grande vitesse en Europe pousse Air France, ADP et La Poste à s'intéresser au fret ferroviaire.
DES TGV pour transporter des marchandises ? L'idée en séduit plus d'un, au premier rang desquels les opérateurs de transports express comme FedEx ou encore La Poste. Un groupe de travail, appellé Carex (Cargo Rail Express), a été créé pour mettre en oeuvre des TGV de marchandises en créant une gare fret à Roissy.
Le constat d'Alain Chaillé, vice-président des opérations pour l'Europe du Sud de FedEx est simple : la majorité du PIB européen est situé dans un arc de 500 kilomètres autour de Paris. Or, d'ici à 2009-2010, avec les travaux de construction et d'amélioration de lignes à grande vitesse tant vers Londres que vers Amsterdam et l'Allemagne, de nombreuses villes se trouveront à trois heures, voire moins de la capitale française. Or, les vols de nuit à Roissy sont désormais strictement limités entre minuit et cinq heures du matin. Pour FedEx, dont le hub européen est à Roissy, le jeu en vaut la chandelle.
Au lieu d'utiliser l'avion sur des distances qui deviendront finalement assez courtes, transporter des marchandises de nuit par le rail présente bien des avantages, en particulier de coût. Les promoteurs du projet, dont font partie Air France, mais aussi Aéroports de Paris, soulignent également la vertu d'une telle solution, en tant qu'accélérateur de trafic et donc créateur d'emplois dans des entrepôts logistiques autour de Roissy.
Le projet de cette gare avait déjà été évoqué il y a une dizaine d'années, cette fois, il devrait se concrétiser d'ici à 2009-2010, selon Alain Chaillé. D'autant que le ministère des Transports se dit favorable à cette initiative. Reste à boucler son financement : une participation des opérateurs n'est pas exclue. Une étude de faisabilité est en cours. Mais pour le moment, deux conceptions s'affrontent sur le positionnement de la gare : FedEx préférerait une gare située au nord de Roissy, qui privilégierait les trafics vers le Nord, tandis que La Poste serait plus favorable à une gare située au sud de l'aéroport, afin de desservir l'Hexagone.
Fret La grande vitesse en Europe pousse Air France, ADP et La Poste à s'intéresser au fret ferroviaire.
DES TGV pour transporter des marchandises ? L'idée en séduit plus d'un, au premier rang desquels les opérateurs de transports express comme FedEx ou encore La Poste. Un groupe de travail, appellé Carex (Cargo Rail Express), a été créé pour mettre en oeuvre des TGV de marchandises en créant une gare fret à Roissy.
Le constat d'Alain Chaillé, vice-président des opérations pour l'Europe du Sud de FedEx est simple : la majorité du PIB européen est situé dans un arc de 500 kilomètres autour de Paris. Or, d'ici à 2009-2010, avec les travaux de construction et d'amélioration de lignes à grande vitesse tant vers Londres que vers Amsterdam et l'Allemagne, de nombreuses villes se trouveront à trois heures, voire moins de la capitale française. Or, les vols de nuit à Roissy sont désormais strictement limités entre minuit et cinq heures du matin. Pour FedEx, dont le hub européen est à Roissy, le jeu en vaut la chandelle.
Au lieu d'utiliser l'avion sur des distances qui deviendront finalement assez courtes, transporter des marchandises de nuit par le rail présente bien des avantages, en particulier de coût. Les promoteurs du projet, dont font partie Air France, mais aussi Aéroports de Paris, soulignent également la vertu d'une telle solution, en tant qu'accélérateur de trafic et donc créateur d'emplois dans des entrepôts logistiques autour de Roissy.
Le projet de cette gare avait déjà été évoqué il y a une dizaine d'années, cette fois, il devrait se concrétiser d'ici à 2009-2010, selon Alain Chaillé. D'autant que le ministère des Transports se dit favorable à cette initiative. Reste à boucler son financement : une participation des opérateurs n'est pas exclue. Une étude de faisabilité est en cours. Mais pour le moment, deux conceptions s'affrontent sur le positionnement de la gare : FedEx préférerait une gare située au nord de Roissy, qui privilégierait les trafics vers le Nord, tandis que La Poste serait plus favorable à une gare située au sud de l'aéroport, afin de desservir l'Hexagone.
Fret La grande vitesse en Europe pousse Air France, ADP et La Poste à s'intéresser au fret ferroviaire.
DES TGV pour transporter des marchandises ? L'idée en séduit plus d'un, au premier rang desquels les opérateurs de transports express comme FedEx ou encore La Poste. Un groupe de travail, appellé Carex (Cargo Rail Express), a été créé pour mettre en oeuvre des TGV de marchandises en créant une gare fret à Roissy.
Le constat d'Alain Chaillé, vice-président des opérations pour l'Europe du Sud de FedEx est simple : la majorité du PIB européen est situé dans un arc de 500 kilomètres autour de Paris. Or, d'ici à 2009-2010, avec les travaux de construction et d'amélioration de lignes à grande vitesse tant vers Londres que vers Amsterdam et l'Allemagne, de nombreuses villes se trouveront à trois heures, voire moins de la capitale française. Or, les vols de nuit à Roissy sont désormais strictement limités entre minuit et cinq heures du matin. Pour FedEx, dont le hub européen est à Roissy, le jeu en vaut la chandelle.
Au lieu d'utiliser l'avion sur des distances qui deviendront finalement assez courtes, transporter des marchandises de nuit par le rail présente bien des avantages, en particulier de coût. Les promoteurs du projet, dont font partie Air France, mais aussi Aéroports de Paris, soulignent également la vertu d'une telle solution, en tant qu'accélérateur de trafic et donc créateur d'emplois dans des entrepôts logistiques autour de Roissy.
Le projet de cette gare avait déjà été évoqué il y a une dizaine d'années, cette fois, il devrait se concrétiser d'ici à 2009-2010, selon Alain Chaillé. D'autant que le ministère des Transports se dit favorable à cette initiative. Reste à boucler son financement : une participation des opérateurs n'est pas exclue. Une étude de faisabilité est en cours. Mais pour le moment, deux conceptions s'affrontent sur le positionnement de la gare : FedEx préférerait une gare située au nord de Roissy, qui privilégierait les trafics vers le Nord, tandis que La Poste serait plus favorable à une gare située au sud de l'aéroport, afin de desservir l'Hexagone.
Date de création : 13/03/2006 @ 10:55
Dernière modification : 13/03/2006 @ 10:55
Catégorie : Le Figaro Page lue 2237 fois
La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
Encore 2 mots : vigilance et mobilisation.
La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
Encore 2 mots : vigilance et mobilisation.