Biodiversité Le massif et la plaine des Maures, dans le Var, abritent des tortues protégées qui risquent de pâtir de la construction d'une nouvelle ligne de train à grande vitesse.
EN PLEIN coeur de la plaine des Maures, le Réseau ferré de France (RFF) opte pour la poursuite du projet de construction d'une ligne grande vitesse dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui devrait être finalisé en 2006. La préférence étant donnée à un tracé qui desservira en chapelet à l'horizon 2020 les villes littorales pour s'inscrire dans un arc méditerranéen allant de l'Espagne à l'Italie. Projet qui selon les écologistes est néfaste pour l'environnement parce qu'il passe dans la plaine des Maures. Cette construction va empiéter sur l'habitat d'une tortue protégée, la tortue d'Hermann (Testudo Hermanni), dont l'habitat se limite en France à la plaine des Maures (Var), aux Pyrénées-Orientales et à la Corse. Ce reptile figure sur la liste II de la convention de Washington (CITES), réglementant le commerce des espèces menacées.
En effet, depuis une vingtaine d'années, les effectifs de l'animal ont déjà considérablement diminué dans le Var sur un triangle entre Hyères, Fréjus et Draguignan. A cause des défrichements constants dans cette région viticole, de l'évolution de l'agriculture, de l'urbanisation et des nombreux incendies de forêts qui ne laissent pas le temps à la flore de se reconstituer. Par ailleurs, les collectes illégales visant à transformer cette bête sauvage en animal de compagnie en diminuent aussi le nombre. «Les trois quarts des tortues ont été décimées par la canicule», précise-t-on à RFF, qui a planché sur le sujet, soulignant que 15% du budget de construction d'une ligne sont consacrés aux questions environnementales.
«Ouvrir une bande de 70 mètres de large sur plusieurs kilomètres pour la construction de la ligne est catastrophique», insiste Alain Zecchini, administrateur de la Station d'observation et de protection des tortues et de leurs milieux (Soptom) et de la Société nationale de protection de la nature (SNPN). «Sur cette distance, la tortue, comme le reste de la faune et de la flore sauvages, qui figurent parmi les plus riches du sud de la France, seront détruits.»
Protection urgente
Et ce alors que «la convention de Berne» statuant sur la conservation des espaces naturels européens demande au gouvernement français des efforts de protection supplémentaires pour les tortues d'Hermann. Cette organisation, qui vient de se réunir du 28 novembre au 1er décembre, a en effet rendu sans succès son rapport après enquête d'un expert sur le terrain. Un rapport qui donnait la recommandation suivante : «que le gouvernement de la France protège, en faisant une réserve naturelle, l'habitat de Testudo hermanni dans le massif et la plaine des Maures, qui serait ainsi définitivement préservée des dangers liés à des opérations d'aménagement».
Une protection qui se révèle urgente, en raison d'autres aménagements menaçant la biodiversité. En effet, les autorités publiques (Diren) et le centre d'enfouissement technique (CET) des déchets de Balançan (Var) ont pour projet une extension de 24 hectares pour ce centre qui arrivera à saturation en juin 2006. En plein coeur de l'habitat des tortues protégées. D'autant que la plaine a déjà été amputée il y a une dizaine d'années par la construction illégale du golf de Bouis. Depuis 2004, le tribunal de grande instance de Draguignan demande la remise en état de ces 60 hectares. A ce jour, rien n'a encore été fait, le litige ayant été porté en cours d'appel. Tous ces éléments incitent les protecteurs de la nature à réclamer un dialogue qui permettrait de trouver un rapport d'équilibre entre l'activité humaine et les tortues d'Hermann.
La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
Encore 2 mots : vigilance et mobilisation.
La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
Encore 2 mots : vigilance et mobilisation.