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J' mon terroir, je dis NON à la LGV / LNPCA

La Provence - Ligne nouvelle Paca : le projet émerge à petite vitesse


Examiné demain, le tracé sera soumis au débat public à partir d'octobre.

Aux oubliettes la ligne à grande vitesse (LGV), voici la ligne nouvelle Provence Côte d'Azur. Un projet différent de celui qui pour avoir voulu mettre Nice à 1 h 30 de Marseille et à 4 h de Paris, n'avait fait que susciter des oppositions. D'où ce tournant acté en 2013, lorsque le gouvernement arrête pour priorité absolue, celle donnée "aux trains du quotidien".

Le dossier a donc été remis à plat à partir de ce constat : la ligne Marseille-Nice réalisée en 1860 et sur laquelle circulent chaque jour 280 trains, est saturée. C'est là qu'intervient la ligne nouvelle qui doublera l'existante en desservant les métropoles du littoral, avec pour objectifs premiers de désengorger le trafic voyageurs et de servir un maillage du territoire. Elle le fera tantôt en suivant la ligne actuelle comme entre Marseille et Aubagne, tantôt en s'en écartant, ainsi entre Aubagne et Toulon, puis dans le Var entre Le Muy et Nice. "Mais une chose est sûre : comme sur l'ancienne qui restera en exploitation, rouleront des TGV et des TER", insiste Jean-Michel Cherrier, en charge du dossier au sein de SNCF Réseau Méditerranée. Ou passera la ligne nouvelle ? Le comité de pilotage qui réunira demain en préfecture à Marseille État, collectivités et financeurs, le dira au travers de la présentation d'un tracé et de ses variantes. Un travail fruit des études conduites sur le terrain et du résultat de rencontres préliminaires menées par SNCF Réseau auprès des élus qui ont eu connaissance du projet présenté au comité de pilotage.

À compter d'octobre, ce tracé sera soumis à la concertation dans le cadre d'un débat public appelé à se dérouler jusqu'en décembre. Après quoi, une synthèse sera opérée, puis remise au gouvernement pour approbation au début de 2017. Une fois passé ce cap, d'autres études seront lancées, préliminaires à une enquête d'utilité publique (DUP) qui pourrait être ouverte en 2018. Une fois la DUP acquise et les éventuels recours épuisés, un premier coup de pioche pourrait alors être donné en 2022 en ouverture des chantiers déclarés prioritaires. À savoir sur Marseille et Nice (voir carte).

Car la ligne nouvelle ne sera pas réalisée d'un trait. D'où un phasage en trois étapes. "La priorité nº1, c'est de donner avant 2030 de l'air à la gare de Marseille Saint-Charles et à la Côte d'Azur, très urbanisée", insiste Jean-Michel Cherrier. Deux vastes chantiers (en vert) dont le coût total est évalué à 6,7 milliards. Suivra la phase deux (en orangé), avec notamment un nouvel axe sur Toulon et un autre dans le Var. Soit un investissement de 6 milliards supplémentaires environ qui nécessitera des acquisitions foncières. D'où la création d'un observatoire dédié à la ligne nouvelle afin de ne pas laisser dans l'incertitude les communes et les habitants. Quant à la phase trois (en violet), son éloignement dans le temps interdit tout chiffrage. À moins d'une accélération.


Le contexte politique : un consensus affiché, mais loin d'être parfait

Ce fut l’un des rares sourires de sa journée marseillaise. En visite à Euroméditerranée, il y a huit jours, Manuel Valls soupire à l’évocation de l’avancement du projet de gare souterraine à Saint-Charles. "Il est parfois plus difficile de soulever une gare qu’une montagne". Juste avant, avec le bureau de la Métropole et Jean-Claude Gaudin, il avait été surtout question de transports. De défaire les nœuds, à commencer par celui de Saint-Charles. La "priorité nº1" de la ligne nouvelle inclut justement les onze kilomètres et la gare sous Marseille. Soit un coût de 2,5 milliards euros que Jean-Marc Ayrault, il y a trois ans, avait mis sur la table des promesses. "Il n’a pas tenu ses engagements", peste le maire de Marseille, en concédant que "le gouvernement veut avancer sur la question".

Une manière d’aller dans le sens d’une harmonie qui couvre la quasi-totalité des élus, au moins dans les grandes villes concernées . "Il s’est dégagé un consensus, assure le préfet de Région, Stéphane Bouillon. Il faut maintenant avancer, pour que le dossier soit soumis à la déclaration d’utilité publique." À ses côtés, le président LR du Conseil régional, Christian Estrosi, pilote le relatif enthousiasme politique. Celui qui est aussi patron de la métropole niçoise, là où les enjeux sont encore plus coûteux qu’à Marseille, répète que "nous sommes la seule région à ne disposer que d’une seule voie littorale. Ce projet doit être concrétisé. Il y a un consensus entre les collectivités, en témoigne les décisions du comité de pilotage prises à l’unanimité".

Il existe cependant des nuances. Nous sommes certes très loin des oppositions rencontrées par exemple à Aix il y a dix ans, lorsque Maryse Joissains se disait "prête à tout" pour ne pas "sacrifier les paysages du val de Durance et de la vallée de l’Arc."

Mais dans le Var, le LGV-scepticisme est toujours de mise. "Même si les financeurs disent haut et fort que le projet de LGV Paca est arrêté, soutient Didier Cade, président du collectif Stop LGV Sud-Sainte Baume, le nom de ligne nouvelle n’est qu’une supercherie pour endormir les opposants." Certain que "les collectivités sont endettées", il estime, au nom des associations, que le projet est "inconscient pour les finances publiques comme pour l’environnement." Les opposants ont déposé fin 2015 un recours devant le tribunal administratif de Paris, demandant "un nouveau débat public" et jugeant que la concertation commencera alors que le tracé est déjà défini. Certains maires ont d’ailleurs refusé, ces dernières semaines, de recevoir les envoyés spéciaux de SNCF Réseaux et leurs cartes en couleurs.



Jean-Luc Crozel et François Tonneau

Source La Provence 19 septembre 2016 http://www.laprovence.com/article/economie/4121296/ligne-nouvelle-le-projet-emerge-a-petite-vitesse.html


Rédacteur webMaster
Date de création : 20/09/2016 @ 20:19
Dernière modification : 20/09/2016 @ 20:19
Catégorie : La Provence
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Je ne suis pas concerné car je n’habite pas sur le tracé FAUX !

Réponse: Même si le bruit peut porter très loin, la LGV ne devrait pas perturber au-delà de 10KM. Sauf que des villes comme Le Revest, La Valette, La Farlède, La Crau …restent dans ce périmètre.
Si certains pourront échapper à la pollution sonore, tous subiront son coût.
Comme l’état se désengage et l’Europe ne s’engage pas, c’est la région qui devra payer une bonne partie de l’addition qui s’élevait déjà en 2009 à 15 000 millions d’euros.
Par exemple, un contribuable de La Coupiane, à La Valette va payer 3 fois: une fois au titre de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, une fois au titre du Conseil général du Var et une fois au titre du Conseil régional PACA. Notre imposition va donc exploser.

Le maire de ma commune me l’a promis, le tracé ne passe pas par chez nous FAUX !

Réponse: Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Actuellement le fuseau MDS (Métropoles du Sud ) a été choisi, les études techniques sont en cours, de nombreux sondages de sols seront effectués et la déclaration d’utilité publique n’aura lieu que vers 2014, elle comprendra alors un fuseau étroit de 500 m. D'ici là, Stop TGV Coudon, en contact permanent avec RFF (Réseau Ferré de France) communiquera sur ce site les information à sa connaissance.
A ce stade des études, personne ne connaît le tracé qui sera retenu en fonction d'impératifs techniques.
On peut juste faire des suppositions, à partir des études réalisées par l’ AUDAT (agence d’urbanisme de l’Aire Toulonnaise).

Le classement du COUDON du 9 décembre 2010 empêche le passage de la LGV. FAUX !

Réponse: Malheureusement non, le classement ne peut pas empêcher le passage de la ligne à grande vitesse.
La LGV est dite d’utilité publique aussi elle peut passer sur des sites protégés, classés, comme le Coudon ou les Maures.
Partout en France RFF a construit des ouvrages qui empiètent sur des zones classées.
Il a par contre plus de contraintes à respecter et donc un coût supplémentaire à construire dans ces zones.
C’est pourquoi STOPTGVCOUDON était très favorable au classement du Coudon et est intervenu auprès du commissaire enquêteur pour l'appuyer..

Cette LGV PACA, c'est l'avenir. FAUX !

Réponse: Pour tout projet il convient de faire un bilan avantages inconvénients.
 La LGV PACA apporterait un gain de 8 minutes sur un trajet Paris Toulon mais une délocalisation probable de la gare vers la périphérie même si la situation actuelle d’une gare au centre ville est satisfaisante pour les voyageurs. Et bien d’autres nuisances graves sur notre environnement comme sur nos finances.
Ce n’est pas un projet d’avenir c’est une menace que tous refusent (cf les manifestations de tout le Haut Var, de la communauté d’Aix, communauté de communes d'Aubagne …)
Même pour la SNCF la LGV devient un gouffre qui ne cesse de plomber les comptes.

Nos amis Niçois ont besoin d'une meilleure desserte ferroviaire. VRAI MAIS...

Réponse: Vrai, mais l’objectif d’un bon temps de parcours pour desservir Nice et désengorger son aéroport n’est pas optimisé par le choix du tracé Métropoles du Sud. Le tracé Côte D’Azur (passage dans le moyen Var) était plus performant, moins cher et plus réaliste.

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