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J' mon terroir, je dis NON à la LGV / LNPCA

Les Inrocks - TGV ou la Très Grande Vanité Ferroviaire


Le Shinkansen, le train à grande vitesse japonais, a 50 ans. L’occasion de nous interroger sur les raisons qui nous poussent à investir dans ces bolides ferroviaires qui flattent l’orgueil de nombreux pays.


Le Shinkansen, le train à grande vitesse japonais, a 50 ans. Assez âgé pour nous rappeler que notre TGV, lui, n’en a que 30. La France n’est même pas le premier pays européen à avoir ouvert une ligne commerciale à grande vitesse. Cet honneur revient… à l’Italie qui en 1978 inaugurait la Direttissima, reliant Rome à Florence à 250km/h et grillant de 3 ans la politesse à la ligne Paris – Lyon.


A quoi bon le “tout TGV” ?

Mais revenons au Shinkansen et à ses plus de 10 milliards de passagers transportés. Le paradoxe de cette incontestable réussite, c’est que le TGV japonais, au fur est à mesure du gargantuesque développement urbain de Tokyo, est passé du statut de train de luxe pour cadres pressés et touristes à celui de train de banlieue. Les Britanniques ne s’y sont pas trompés : c’est la technologie rodée des Shinkansen qu’ils ont choisie pour, depuis 2009, leurs trains de banlieue à grande vitesse (High Speed Commuter Trains) roulant à 220km/h de moyenne. On est loin des 380km/h de vitesse commerciale atteinte par la toute dernière génération de TGV chinois, mais a-t-on besoin d’aller si vite lorsque les villes britanniques concernées sont distantes de moins de 200kms l’une de l’autre ? En fait, on pourrait poser la même question, un peu différemment peut-être, pour toutes les lignes à grande vitesse d’Europe. Voire du monde.
Est-il indispensable d’aller à 350 kms/h pour relier des villes distantes de moins de 500 kms ? C’est une question que les Français ne se sont jamais posée. Ou alors depuis très peu de temps. Nous en payons d’ailleurs le prix fort. Le tout TGV a obligé la SNCF à s’endetter et à moins investir dans les lignes du quotidien : RER et intercités. Que les vieux Corail des années 70 ou 80 circulent encore sur un réseau ferré difficilement entretenu ne laisse pas d’étonner les visiteurs étrangers à qui l’on avait expliqué que la France était à l’avant-garde de la modernité ferroviaire.


Le TGV va de pair avec un exécutif dominateur ou autoritaire

Comme la Chine, la France est un pays dirigé par des ingénieurs qui ont le sens de l’Etat chevillé au corps. Deux conditions indispensables pour dérouler sans trop de contestations des centaines de kilomètres de lignes neuves à travers tout un pays. On le voit bien d’ailleurs à l’explosion des constructions de TGV à travers le monde. Les pays qui, à coup d’expropriations massives et d’oukases, parviennent à inaugurer des TGV ont souvent en commun un exécutif dominateur ou autoritaire. C’est le cas du Maroc, de la Turquie, de la Chine, de l’Arabie Saoudite ou encore de la Russie. Une des premières décisions des militaires thaïlandais, à peine réinstallés au pouvoir en mai dernier, a été de relancer un projet de ligneTGV. Les régimes autoritaires adorent les TGV : ce sont des trains de prestige, qui projettent symboliquement de la puissance virile (vitesse, technologie) et qui, en plus, transportent la classe moyenne supérieure. C’est-à-dire leur clientèle.


A l’inverse, partout où le pouvoir est mieux équilibré entre le centre et la périphérie ou entre pouvoir exécutif et législatif, les TGV ont du mal à se frayer un chemin. C’est le cas en Allemagne, aux Etats-Unis, en Inde et en Grande-Bretagne. Il aura fallu 30 ans de palabres à Londres pour finalement commencer la construction de sa seconde ligne à grande vitesse, dite High Speed 2. La première a mis 20 ans à relier Saint Pancras à l’entrée du tunnel sous la manche. Pourquoi ? Entre autres, parce que cette nouvelle ligne traverse les circonscriptions d’une trentaine de députés conservateurs. Mais après tout, c’est ça la démocratie : des députés inquiétés par leurs électeurs et qui pèsent dans les décisions.


par Anthony Bellanger
le 14 octobre 2014 à 13h12

Source Les Inrocks


Rédacteur webMaster
Date de création : 16/10/2014 @ 07:22
Dernière modification : 27/11/2014 @ 18:46
Catégorie : Les Inrocks
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Je ne suis pas concerné car je n’habite pas sur le tracé FAUX !

Réponse: Même si le bruit peut porter très loin, la LGV ne devrait pas perturber au-delà de 10KM. Sauf que des villes comme Le Revest, La Valette, La Farlède, La Crau …restent dans ce périmètre.
Si certains pourront échapper à la pollution sonore, tous subiront son coût.
Comme l’état se désengage et l’Europe ne s’engage pas, c’est la région qui devra payer une bonne partie de l’addition qui s’élevait déjà en 2009 à 15 000 millions d’euros.
Par exemple, un contribuable de La Coupiane, à La Valette va payer 3 fois: une fois au titre de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, une fois au titre du Conseil général du Var et une fois au titre du Conseil régional PACA. Notre imposition va donc exploser.

Le maire de ma commune me l’a promis, le tracé ne passe pas par chez nous FAUX !

Réponse: Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Actuellement le fuseau MDS (Métropoles du Sud ) a été choisi, les études techniques sont en cours, de nombreux sondages de sols seront effectués et la déclaration d’utilité publique n’aura lieu que vers 2014, elle comprendra alors un fuseau étroit de 500 m. D'ici là, Stop TGV Coudon, en contact permanent avec RFF (Réseau Ferré de France) communiquera sur ce site les information à sa connaissance.
A ce stade des études, personne ne connaît le tracé qui sera retenu en fonction d'impératifs techniques.
On peut juste faire des suppositions, à partir des études réalisées par l’ AUDAT (agence d’urbanisme de l’Aire Toulonnaise).

Le classement du COUDON du 9 décembre 2010 empêche le passage de la LGV. FAUX !

Réponse: Malheureusement non, le classement ne peut pas empêcher le passage de la ligne à grande vitesse.
La LGV est dite d’utilité publique aussi elle peut passer sur des sites protégés, classés, comme le Coudon ou les Maures.
Partout en France RFF a construit des ouvrages qui empiètent sur des zones classées.
Il a par contre plus de contraintes à respecter et donc un coût supplémentaire à construire dans ces zones.
C’est pourquoi STOPTGVCOUDON était très favorable au classement du Coudon et est intervenu auprès du commissaire enquêteur pour l'appuyer..

Cette LGV PACA, c'est l'avenir. FAUX !

Réponse: Pour tout projet il convient de faire un bilan avantages inconvénients.
 La LGV PACA apporterait un gain de 8 minutes sur un trajet Paris Toulon mais une délocalisation probable de la gare vers la périphérie même si la situation actuelle d’une gare au centre ville est satisfaisante pour les voyageurs. Et bien d’autres nuisances graves sur notre environnement comme sur nos finances.
Ce n’est pas un projet d’avenir c’est une menace que tous refusent (cf les manifestations de tout le Haut Var, de la communauté d’Aix, communauté de communes d'Aubagne …)
Même pour la SNCF la LGV devient un gouffre qui ne cesse de plomber les comptes.

Nos amis Niçois ont besoin d'une meilleure desserte ferroviaire. VRAI MAIS...

Réponse: Vrai, mais l’objectif d’un bon temps de parcours pour desservir Nice et désengorger son aéroport n’est pas optimisé par le choix du tracé Métropoles du Sud. Le tracé Côte D’Azur (passage dans le moyen Var) était plus performant, moins cher et plus réaliste.

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