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J' mon terroir, je dis NON à la LGV / LNPCA

MarsActu - La LGV est morte, vive la "ligne nouvelle Paca" ?


Vous, apprenez à voir plutôt que de rester les yeux ronds : le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête immonde. (disait Brecht, mais pas à propos de la LGV).  

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Tout est encore possible, tout est réalisable, dans un sens, comme dans l'autre. Restons vigilants.

Rédaction de Stop TGV Coudon

 

 

 



Source : article de MarsActu du 25 juillet 2012. Allez y jeter un coup d’œil, ne serait-ce que pour évaluer la virulence des commentaires ... des deux camps.

La ligne à grande vitesse entre Marseille et Nice fait partie des plus menacées par la remise à plat annoncée par le gouvernement des grands chantiers de transports. Mais le projet avait évolué et répond à un besoin incontestable, soulignent ses défenseurs.

La voie était toute tracée pour un enterrement en première classe. Le 11 juillet,  le ministre du budget Jérôme Cahuzac (PS) déclarait que "le gouvernement n'aura pas d'autre choix que d'abandonner certains projets" inscrits au Schéma national des infrastructures de transports (Snit, un plan issu du Grenelle se montant à 250 milliards d'euros). Deux jours plus tard, sans demander leur reste, deux grands élus marseillais mettaient déjà dans La Provence des pelletées sur celui de ligne à grande vitesse (LGV) entre Marseille et Nice.

Dans le quotidien, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin "regrette l’abandon qui semble inévitable" du chantier, plus communément appelé LGV Paca et pour lequel les estimations tournent autour de 16 milliards d'euros. Le président socialiste de la communauté urbaine Eugène Caselli en parle carrément au passé, soulignant que, pourtant, "c'était un projet important pour Marseille et sa région".

Nécessité d'une infrastructure

Effectivement. A tel point que le lendemain de l'annonce du ministre, le comité de pilotage (Copil, qui réunit entreprises ferroviaires, Etat et collectivités locales concernées par le projet) concluait à la nécessité d'une nouvelle infrastructure, rapporte Jean-Yves Petit, vice-président EELV du conseil régional chargé des Transports : "les études socio-économiques dans quelques années la saturation des axes ferroviaires, ce qui est déjà le cas à certaines heures" avec en parallèle "une thrombose routière à Marseille, Toulon, Nice", sans compter enjeux de qualité de l'air.

Et la nécessaire augmentation de la capacité de la gare Saint-Charles. "Indépendamment de la LGV, on a de toute façon un gros problème sur la gare de Marseille qui n’est pas adaptée à une augmentation du trafic des TER, souhaitée par tous, et à l’augmentation des gens qui se déplacent en train plutôt qu’en voiture", expliquait en 2009 le préfet Sappin. A défaut du topo d'ensemble, Gaudin et Caselli devraient au minimum ne pas oublier ce dernier point et laisser le train des financements d'Etat filer...

Nécessité dont le ministre des Transports Frédéric Cuvilier (PS) semble conscient. En témoigne sa réponse à une interpellation, le 11 juillet en commission du développement du développement durable, de son vice-président Europe Ecologie-Les Verts - et député des Bouches-du-Rhône - François-Michel Lambert :

"Le débat sur la LGV PACA doit être engagé. Je doute cependant et de sa faisabilité et de l'accord unanime des collectivités. Or, pour qu'un projet soit accepté, il faut qu'il soit porté par les collectivités. La question de la congestion du réseau actuel reste entière et il faudra mener cette réflexion de manière originale."

Pour François-Michel Lambert "politiquement, le dossier LGV Paca est mort", et il faut ouvrir un débat public sur les besoins de la région en terme d'infrastructure ferroviaires. "Ras-le-bol de ces élus qui nous ont fait perdre 5 ans dans la région. Le débat public national vallée du Rhône-arc languedocien a oublié la région Paca et ARCOMED (un projet conjoint des régions de Barcelone à Gênes, ndlr) n'a même plus de site Internet."

Appel à la mobilisation

Le député, comme Jean-Yves Petit, ou encore la Chambre régionale de commerce et d'industrie (CRCI) dans un communiqué publié mardi : tous rappellent que depuis de décembre dernier, la LGV Paca était en voie d'évolution vers un projet intégrant davantage la dimension de proximité et du transport de marchandises. Bref, pour Jean-Yves Petit, "on est en plein dedans la transition" demandée par Jérôme Cahuzac vers une prise en compte accrue des "trains de la vie quotidienne". Et cet ex-dossier de LGV aujourd'hui "atypique" doit être défendu comme tel face à la commission qui sera nommée en septembre pour faire le tri.

La CRCI, qui a écrit à François Hollande, en appelle d'ailleurs "à la mobilisation de tous", en particulier les collectivité locales, pour "partager l’élan de sensibilisation du gouvernement". Problème, on l'a vu, le dossier ne semble plus être tellement dans les priorités des Gaudin, Guérini, Caselli, Joissains, qui s'en tiennent au silence radio... Même si la rentrée et surtout la nomination de la commission qui sera chargée de faire le tri entre les projets pourrait réveiller tout ce petit monde.
Changement de nom

Reste à savoir quel projet défendre à Paris. Au prochain Copil, qui sera précédé d'une phase de discussion avec les élus, un changement de nom pourrait être acté : la LGV Paca deviendrait Ligne Nouvelle Paca, avec toujours le sous-titre "Grand projet ferroviaire Sud Europe Méditerranée". Une ligne qui aurait, si l'on en croit Jean-Yves Petit, des avantages à ne pas être tournée vers la vitesse : "On ne se nourrit pas du même espace pour rouler à 200 km/h qu'à 300 et on n'est pas obligé de passer par le plus direct, on épouse mieux les contraintes".

François-Michel Lambert préfère lui le terme d"infrastructures nouvelles "au pluriel. Cela peut-être une 4e voie Aubagne, un doublement à tel endroit, faire sauter des verrous à tel autre, pas forcément un seul trait de plume de Marseille à Nice come c'était prévu". Ce qui pourrait peut-être davantage passer par le contrat de projets Etat-Région 2014-2018, un document prévoyant un ensemble de financements qui succédera bientôt au 2007-2013.

Car l'enjeu est aussi l'international, plaidant pour une continuité de la ligne. La CRCI le met en avant avec "l’ambition d’un « Thalys de l’Europe du Sud » reliant non seulement les grandes métropoles du sud de la France à Gênes et Barcelone, mais aussi à Milan et Madrid, le corridor Gêne-Milan étant inscrit dans le Schéma de l’Union Européenne". Pour reprendre la réponse du ministre des Transports, "la question de la congestion du réseau actuel reste entière et il faudra mener cette réflexion de manière originale". Vite, si possible, pour les 4 millions d'habitants de la bande littorale de 20 km entre Marseille et Nice...

Par Julien Vinzent, le 25 juillet 2012


Rédacteur webMaster
Date de création : 30/07/2012 @ 08:41
Dernière modification : 27/11/2014 @ 19:01
Catégorie : MarsActu
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Je ne suis pas concerné car je n’habite pas sur le tracé FAUX !

Réponse: Même si le bruit peut porter très loin, la LGV ne devrait pas perturber au-delà de 10KM. Sauf que des villes comme Le Revest, La Valette, La Farlède, La Crau …restent dans ce périmètre.
Si certains pourront échapper à la pollution sonore, tous subiront son coût.
Comme l’état se désengage et l’Europe ne s’engage pas, c’est la région qui devra payer une bonne partie de l’addition qui s’élevait déjà en 2009 à 15 000 millions d’euros.
Par exemple, un contribuable de La Coupiane, à La Valette va payer 3 fois: une fois au titre de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, une fois au titre du Conseil général du Var et une fois au titre du Conseil régional PACA. Notre imposition va donc exploser.

Le maire de ma commune me l’a promis, le tracé ne passe pas par chez nous FAUX !

Réponse: Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Actuellement le fuseau MDS (Métropoles du Sud ) a été choisi, les études techniques sont en cours, de nombreux sondages de sols seront effectués et la déclaration d’utilité publique n’aura lieu que vers 2014, elle comprendra alors un fuseau étroit de 500 m. D'ici là, Stop TGV Coudon, en contact permanent avec RFF (Réseau Ferré de France) communiquera sur ce site les information à sa connaissance.
A ce stade des études, personne ne connaît le tracé qui sera retenu en fonction d'impératifs techniques.
On peut juste faire des suppositions, à partir des études réalisées par l’ AUDAT (agence d’urbanisme de l’Aire Toulonnaise).

Le classement du COUDON du 9 décembre 2010 empêche le passage de la LGV. FAUX !

Réponse: Malheureusement non, le classement ne peut pas empêcher le passage de la ligne à grande vitesse.
La LGV est dite d’utilité publique aussi elle peut passer sur des sites protégés, classés, comme le Coudon ou les Maures.
Partout en France RFF a construit des ouvrages qui empiètent sur des zones classées.
Il a par contre plus de contraintes à respecter et donc un coût supplémentaire à construire dans ces zones.
C’est pourquoi STOPTGVCOUDON était très favorable au classement du Coudon et est intervenu auprès du commissaire enquêteur pour l'appuyer..

Cette LGV PACA, c'est l'avenir. FAUX !

Réponse: Pour tout projet il convient de faire un bilan avantages inconvénients.
 La LGV PACA apporterait un gain de 8 minutes sur un trajet Paris Toulon mais une délocalisation probable de la gare vers la périphérie même si la situation actuelle d’une gare au centre ville est satisfaisante pour les voyageurs. Et bien d’autres nuisances graves sur notre environnement comme sur nos finances.
Ce n’est pas un projet d’avenir c’est une menace que tous refusent (cf les manifestations de tout le Haut Var, de la communauté d’Aix, communauté de communes d'Aubagne …)
Même pour la SNCF la LGV devient un gouffre qui ne cesse de plomber les comptes.

Nos amis Niçois ont besoin d'une meilleure desserte ferroviaire. VRAI MAIS...

Réponse: Vrai, mais l’objectif d’un bon temps de parcours pour desservir Nice et désengorger son aéroport n’est pas optimisé par le choix du tracé Métropoles du Sud. Le tracé Côte D’Azur (passage dans le moyen Var) était plus performant, moins cher et plus réaliste.

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