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J' mon terroir, je dis NON à la LGV / LNPCA

La Marseillaise - LGV-Paca : Le dialogue sur de mauvais rails


Nouvelle réunion à l’antenne de Région toulonnaise, regroupant autour des élus régionaux J.-Y. Petit et J.-C. Alberigo les pro et anti LGV.

Comme à son habitude (c’était de son aveu la quatrième réunion de la sorte), Jean-Yves Petit, vice-président du Conseil régional, délégué aux transports et à l’éco-mobilité, a proposé aux associations concernées par la Ligne à grande vitesse (LGV) de se réunir hier à l’antenne toulonnaise de la Région. L’objet du rendez-vous consistait au départ à faire le point sur le projet LGV Paca, et sur les concertations et priorités en matière de développement pour ce qui touche à la région. Au départ seulement, car il s’est vite avéré que l’objectif des associations présentes dans la salle était plutôt d’en découdre. Et quand les pro-LGV et les anti-LGV discutent, on frôle la foire d’empoigne.
Tout avait pourtant assez bien commencé, de l’avis partagé de tous les acteurs présents autour de la table. « On est à un tournant », lançait en préambule Jean-Yves Petit. « Nous sommes face à une transformation en profondeur du projet, et cette mutation est à mettre à votre actif », déclarait-il à l’attention des animateurs du mouvement anti-LGV qui n’ont eu de cesse au cours des mois derniers de clamer leur opposition dans des manifestations à grand renfort de tracteurs photogéniques.
 

« Nous n’avons pas besoin d’une LGV »

Un projet en mutation sur la grande vitesse par exemple (« Ce n’est plus un objectif ») mais aussi, et surtout, en ce qui concerne l’évolution de la concertation dans le Var. « Le projet est arrêté dans le département. Il est réétudié en profondeur. De plus, la prise en considération du fret est une nouveauté. » Quelques points déjà développés, mais qui font partie du compte-rendu du dernier comité de pilotage organisé à Marseille le 22 décembre dernier.
En ce qui concerne le Conseil régional, la problématique demeure… régionale : « Nous nous demandons quel est l’intérêt régional de ce projet. » La réponse est donnée plus tard : « Nous n’avons pas besoin d’une LGV, mais nous avons vraiment besoin d’un renouvellement de l’infrastructure ferroviaire. » Dans la salle, quelques murmures : « C’est la première fois que j’entends un élu régional avouer ne pas avoir besoin de la LGV. »
 

Pas de consensus possible


Pour autant, l’amélioration des infrastructures existantes et l’augmentation des cadences de Train express régionaux (TER) se couplent forcément, selon les pro-LGV, avec un nouveau tracé : « Pour faire circuler des trains qui s’arrêtent dans toutes les gares, et d’autres directs, il faut une nouvelle voie. » C’est à peu près à ce moment-là que le dialogue a tourné court.
Car si l’idée était de repartir avec un consensus en ce qui concerne les besoins de la région en matière de train, il aurait été facile de mettre tout le monde d’accord en reprenant la formule de Jean-Yves Petit : « Il faut améliorer la desserte de notre territoire. ». Et c’est à peu près la seule chose sur laquelle les pro et anti-LGV sont d’accord. Car ensuite, entre les « Vous êtes un grossier personnage ! » d’un côté, et les « On peut les arracher vos vignes, je bois pas de vin ! » de l’autre, le débat s’est mué en dialogue de sourds.

 

ROMAIN ALCARAZ


Alpes-Maritimes : Un consensus ? Quel consensus ?

L’un des rares enseignements (le seul ?) de la réunion d’hier a été donné par un représentant d’une association venue des Alpes-Maritimes. Dans son intervention, le représentant de celle-ci a tenu à mettre en lumière un son de cloche complètement différent de ce qui se raconte depuis le fameux comité de pilotage du 22 décembre. Pour ce qui est de cette partie du territoire, pour ce que l’on sait, la question est réglée : le consensus est règle d’or, Christian Estrosi peut afficher un sourire de circonstance. Pour preuve, les projets de gares se concrétisent du côté de Nice. C’est pourtant un tout autre constat que fait cette association : « Il n’y a pas de consensus. Plusieurs associations et municipalités se sont élevées contre ce projet incohérent, à Saint-Laurent-du-Var par exemple… » L’homme poursuit en vantant les qualités des discussions (disputes ?) du jour : « Au moins, vous avez l’occasion de vous disputer. Nous, notre action est complètement passée sous silence… » Et de conclure, fataliste : « Peut-être la seule solution est-elle de descendre dans la rue, comme vous le faites ici. » Évidemment, les anti-LGV les y encouragent.


In La Marseillaise 12-01-2012


Rédacteur webMaster
Date de création : 12/01/2012 @ 20:21
Dernière modification : 25/11/2014 @ 07:52
Catégorie : La Marseillaise
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Contre l'intox

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Je ne suis pas concerné car je n’habite pas sur le tracé FAUX !

Réponse: Même si le bruit peut porter très loin, la LGV ne devrait pas perturber au-delà de 10KM. Sauf que des villes comme Le Revest, La Valette, La Farlède, La Crau …restent dans ce périmètre.
Si certains pourront échapper à la pollution sonore, tous subiront son coût.
Comme l’état se désengage et l’Europe ne s’engage pas, c’est la région qui devra payer une bonne partie de l’addition qui s’élevait déjà en 2009 à 15 000 millions d’euros.
Par exemple, un contribuable de La Coupiane, à La Valette va payer 3 fois: une fois au titre de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, une fois au titre du Conseil général du Var et une fois au titre du Conseil régional PACA. Notre imposition va donc exploser.

Le maire de ma commune me l’a promis, le tracé ne passe pas par chez nous FAUX !

Réponse: Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Actuellement le fuseau MDS (Métropoles du Sud ) a été choisi, les études techniques sont en cours, de nombreux sondages de sols seront effectués et la déclaration d’utilité publique n’aura lieu que vers 2014, elle comprendra alors un fuseau étroit de 500 m. D'ici là, Stop TGV Coudon, en contact permanent avec RFF (Réseau Ferré de France) communiquera sur ce site les information à sa connaissance.
A ce stade des études, personne ne connaît le tracé qui sera retenu en fonction d'impératifs techniques.
On peut juste faire des suppositions, à partir des études réalisées par l’ AUDAT (agence d’urbanisme de l’Aire Toulonnaise).

Le classement du COUDON du 9 décembre 2010 empêche le passage de la LGV. FAUX !

Réponse: Malheureusement non, le classement ne peut pas empêcher le passage de la ligne à grande vitesse.
La LGV est dite d’utilité publique aussi elle peut passer sur des sites protégés, classés, comme le Coudon ou les Maures.
Partout en France RFF a construit des ouvrages qui empiètent sur des zones classées.
Il a par contre plus de contraintes à respecter et donc un coût supplémentaire à construire dans ces zones.
C’est pourquoi STOPTGVCOUDON était très favorable au classement du Coudon et est intervenu auprès du commissaire enquêteur pour l'appuyer..

Cette LGV PACA, c'est l'avenir. FAUX !

Réponse: Pour tout projet il convient de faire un bilan avantages inconvénients.
 La LGV PACA apporterait un gain de 8 minutes sur un trajet Paris Toulon mais une délocalisation probable de la gare vers la périphérie même si la situation actuelle d’une gare au centre ville est satisfaisante pour les voyageurs. Et bien d’autres nuisances graves sur notre environnement comme sur nos finances.
Ce n’est pas un projet d’avenir c’est une menace que tous refusent (cf les manifestations de tout le Haut Var, de la communauté d’Aix, communauté de communes d'Aubagne …)
Même pour la SNCF la LGV devient un gouffre qui ne cesse de plomber les comptes.

Nos amis Niçois ont besoin d'une meilleure desserte ferroviaire. VRAI MAIS...

Réponse: Vrai, mais l’objectif d’un bon temps de parcours pour desservir Nice et désengorger son aéroport n’est pas optimisé par le choix du tracé Métropoles du Sud. Le tracé Côte D’Azur (passage dans le moyen Var) était plus performant, moins cher et plus réaliste.

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