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J' mon terroir, je dis NON à la LGV / LNPCA

La Marseillaise - Une contestation à plusieurs « voies »


Dans le Var, le projet dit des métropoles fait l’unanimité contre lui. Des anti-LGV « tout court » aux défenseurs d’une LGV autrement.

Dans le Var, on ne fait pas que regarder passer les trains. En effet, cet automne, le département aura été l’un des plus en pointe dans la contestation contre le projet de Ligne à grande vitesse (LGV), dit tracé des métropoles voulu par les maires des grandes villes de la côte, et attend non sans perplexité ce qui peut sortir du chapeau de ce fameux Comité de pilotage (Copil) qui doit se tenir aujourd’hui à Marseille – sous bonne garde.
    « Cette LGV aura eu au moins un bon point, c’est celui de faire l’unanimité de tout le monde paysan contre elle. De la FNSEA à la Coordination rurale en passant par la Confédération paysanne », fait remarquer le secrétaire varois de la Confédération paysanne, Hubert Barret, viticulteur à Vidauban. Pour lui c’est clair : « On est contre cette LGV. Ni ici, ni ailleurs. Nous ne sommes pas contre le train, mais pour un maillage plus cohérent dans le Var en rouvrant les petites lignes, en doublant les lignes sur les voies existantes. Et ce n’est pas ce qui est évoqué dans le projet. Alors, non, je n’attends rien de bon de cette réunion à Marseille. »


Le monde agricole à l’offensive


    Il était de toutes les mobilisations : celles d’octobre et du 10 décembre à Toulon et puis celle de Marseille, le week-end dernier. Une voix dans le large concert des opposants de tous bords qui n’a eu de cesse de s’étoffer depuis le début de la concertation en septembre. Frôlant à droite la cacophonie et la crise de nerfs. Voire la récupération, notamment au FN, tandis que les élus de l’Ouest varois montaient au créneau contre le projet présenté par Réseau ferré de France (RFF).
    Concertation à laquelle les autorités ont mis fin prématurément dans le Var et les Bouches-du-Rhône au prétexte que la situation était devenue intenable, voire « électrique »  et estimant que tous les avis avaient pu être formulés. Ce n’est pas l’opinion de tous. « La concertation s’est faite avec des arguments fallacieux. On a dépensé 85 millions d’euros en trois ans pour faire une étude et on nous demande de faire des choix qui ont déjà été effectués. Les sommes dépensées sont indécentes. D’autant plus que ce sera aux collectivités et donc aux contribuables de financer le projet. Ne faudrait-il pas investir cet argent là où il y a de vrais besoins ? Comme dans les logements sociaux ou les aménagements pour prévenir les crues. De plus, c’est encore le monde agricole qui va prendre. On va perdre 2000 hectares de terres. Tout ça pour le tout tourisme encore ? Il faut que l’on s’intéresse un peu aux besoins de la population et ce n’est pas de LGV dont elle a besoin, dénonce Hubert Barret. Ils parlent maintenant de l’entrée en piste du privé pour financer le projet. Cela va privatiser les bénéfices et mutualiser les pertes ! » Logements, flux de population, tourisme, agriculture, développement économique, transports… le débat a le mérite de mettre les grands thèmes de société sur la place publique.
    Plus que jamais, la mobilisation est d’actualité. « Au-delà des nuisances sonores, dans un contexte de crise, comment peut-on financer un tel projet ? Sans compter le risque d’une nouvelle pression immobilière », prévient Didier Cade, vigneron à La Cadière et au Castellet à la coopérative de la Roque, et membre du Collectif Sud Sainte-Baume, associé à celui d’Aubagne […]. Quant au Copil, il ne décidera pas du tracé définitif mais on aurait voulu être entendus aujourd’hui et remettre nos pétitions et motions. La préfecture nous a signifié un refus par courrier le 19 décembre. » Concertation vous avez dit ?


« Une première bataille gagnée »


    De son côté, Olivier Lesage, de Stop TGV Coudon, se réjouit par avance : « Face à l’ampleur du mécontentement et peut-être à la proximité des échéances électorales, les élus décideurs et les préfets du Var et des Bouches-du-Rhône semblent reculer. Ils ne donnent plus de date précise pour le choix d'un tracé, c'est une première bataille gagnée. » Le militant appelle à un référendum sur le sujet pour 2012 afin de pallier « l’arrêt brutal et unilatéral de la concertation ». Même dans le camp des défenseurs de la LGV il y a aussi beaucoup à redire : « Le projet de LGV suscite des inquiétudes et des interrogations bien légitimes mais l’attitude et les positions à géométrie variable des élus de droite et d’Europe Écologie-Les Verts ne sont pas de nature à clarifier la situation et à rassurer. Les retrouver en première ligne des manifestations contestant le principe même d’une LGV […] relève d’un double langage insupportable, voire d’une attitude injurieuse à l’encontre des populations », affirme le conseiller régional communiste Alain Bolla, secrétaire fédéral du PCF dans le Var. Et de poursuivre : « Je tiens à réaffirmer mon attachement, et celui du groupe Front de gauche, à la réalisation de cette liaison ferroviaire à grande vitesse et au choix d’un tracé direct, donc opposé au tracé des métropoles, le plus coûteux et le plus impactant sur l’environnement ». Préconisant autour de cette nouvelle LGV, « le développement d’un maillage de dessertes ferroviaires TER, la modernisation du réseau existant et la réouverture des lignes Carnoules-Gardanne, Rognac-Aix, Digne-Saint-Auban, Avignon-Carpentras et Draguignan-Les Arcs, sans oublier le percement du tunnel sous le Montgenèvre. »


    Alain Patouillard, président de l’association TGV développement Var Nice Côte d’Azur, conclut : « Sans cette LGV, il ne sera pas possible d’assurer l’ensemble des transports régionaux comme le prévoit l’Autorité organisatrice des transports à l’horizon 2030-2040. […]  Il faudrait que le pouvoir politique autorise RFF à examiner rapidement d’autres solutions : soit hors du tracé des métropoles du Sud, soit en partant de solutions abandonnées parce que ne passant pas à Toulon. Il ne faut plus perdre du temps, si nous voulons que les études préparatoires à l’enquête publique soient réalisées après les élections. Cela se fait dans d’autres régions, pourquoi est-ce si difficile en Paca ? »


La question reste posée. Pour l’instant.

Source La Marseillaise 22 décembre 2011


Rédacteur webMaster
Date de création : 23/12/2011 @ 17:23
Dernière modification : 25/11/2014 @ 08:22
Catégorie : La Marseillaise
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Je ne suis pas concerné car je n’habite pas sur le tracé FAUX !

Réponse: Même si le bruit peut porter très loin, la LGV ne devrait pas perturber au-delà de 10KM. Sauf que des villes comme Le Revest, La Valette, La Farlède, La Crau …restent dans ce périmètre.
Si certains pourront échapper à la pollution sonore, tous subiront son coût.
Comme l’état se désengage et l’Europe ne s’engage pas, c’est la région qui devra payer une bonne partie de l’addition qui s’élevait déjà en 2009 à 15 000 millions d’euros.
Par exemple, un contribuable de La Coupiane, à La Valette va payer 3 fois: une fois au titre de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, une fois au titre du Conseil général du Var et une fois au titre du Conseil régional PACA. Notre imposition va donc exploser.

Le maire de ma commune me l’a promis, le tracé ne passe pas par chez nous FAUX !

Réponse: Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Actuellement le fuseau MDS (Métropoles du Sud ) a été choisi, les études techniques sont en cours, de nombreux sondages de sols seront effectués et la déclaration d’utilité publique n’aura lieu que vers 2014, elle comprendra alors un fuseau étroit de 500 m. D'ici là, Stop TGV Coudon, en contact permanent avec RFF (Réseau Ferré de France) communiquera sur ce site les information à sa connaissance.
A ce stade des études, personne ne connaît le tracé qui sera retenu en fonction d'impératifs techniques.
On peut juste faire des suppositions, à partir des études réalisées par l’ AUDAT (agence d’urbanisme de l’Aire Toulonnaise).

Le classement du COUDON du 9 décembre 2010 empêche le passage de la LGV. FAUX !

Réponse: Malheureusement non, le classement ne peut pas empêcher le passage de la ligne à grande vitesse.
La LGV est dite d’utilité publique aussi elle peut passer sur des sites protégés, classés, comme le Coudon ou les Maures.
Partout en France RFF a construit des ouvrages qui empiètent sur des zones classées.
Il a par contre plus de contraintes à respecter et donc un coût supplémentaire à construire dans ces zones.
C’est pourquoi STOPTGVCOUDON était très favorable au classement du Coudon et est intervenu auprès du commissaire enquêteur pour l'appuyer..

Cette LGV PACA, c'est l'avenir. FAUX !

Réponse: Pour tout projet il convient de faire un bilan avantages inconvénients.
 La LGV PACA apporterait un gain de 8 minutes sur un trajet Paris Toulon mais une délocalisation probable de la gare vers la périphérie même si la situation actuelle d’une gare au centre ville est satisfaisante pour les voyageurs. Et bien d’autres nuisances graves sur notre environnement comme sur nos finances.
Ce n’est pas un projet d’avenir c’est une menace que tous refusent (cf les manifestations de tout le Haut Var, de la communauté d’Aix, communauté de communes d'Aubagne …)
Même pour la SNCF la LGV devient un gouffre qui ne cesse de plomber les comptes.

Nos amis Niçois ont besoin d'une meilleure desserte ferroviaire. VRAI MAIS...

Réponse: Vrai, mais l’objectif d’un bon temps de parcours pour desservir Nice et désengorger son aéroport n’est pas optimisé par le choix du tracé Métropoles du Sud. Le tracé Côte D’Azur (passage dans le moyen Var) était plus performant, moins cher et plus réaliste.

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