|
 |
Var-Matin - Trois tracés toujours en lice et beaucoup de questions
|
 |
|
Scénarios, secteurs, tracés, fuseaux, options… De l'aveu même des personnalités invitées à participer aux réunions de concertation, le jargon et les terminologies employées sont parfois déroutantes. D'autant qu'après des mois d'incertitudes, les choses s'emballent depuis quelques semaines. Car même si la mise en service de la future ligne à grande vitesse semble lointaine (2025, 2030 ?), les arbitrages opérés demain, seront peut-être irréversibles.
Un peu d'histoire
L'idée d'une ligne à grande vitesse en Paca émerge dans les années 90. Il s'agit d'une part de « rapprocher » Nice de Paris, de développer un arc méditerranéen Gênes-Barcelone, mais aussi de désengorger les lignes existantes, insuffisantes pour une desserte régionale correcte.
Le débat public s'ouvre en 2005, suivies par trois années d'études menées par Réseau ferré de France. Plusieurs options sont envisagées, mais finalement, en juin 2009, le tracé dit « des métropoles » est retenu. Il doit desservir les grandes villes.
Entre 2010 et 2011, les conditions de la concertation sont élaborées. Qui doit être consultées, de quelle manière, etc.
Le 11 juillet dernier, quatre scénarios sont présentés. Depuis le 15 septembre, ce sont eux qui sont au cœur de la concertation, qui doit s'achever le 15 décembre.
Quatre scénarios :
Scénario 1 : « Le plus proche des centres-villes », s'appuie sur la desserte centrale de Marseille, de Toulon et de Nice.
Scénario 2 :« Le plus rapide », s'appuie sur la création d'une ligne nouvelle entre Marseille (au niveau d'Aubagne) et Nice Saint-Roch.
Scénario 3 : « le plus économique », s'appuie sur un maillage équilibré entre construction et maintien de l'existant. C'est le moins coûteux.
Scénario 4 : « le plus maillé », favorise l'amélioration du système ferroviaire régional. Prévoit l'installation de la gare de Toulon, à l'ouest, sur le site de la gare de triage de La Seyne.
Trois secteurs
Pour simplifier la concertation, la zone entre Marseille et Nice a été découpée en différents secteurs. L'ouest-Var est concerné par le secteur allant de Cuges-les-Pins (Bouches-du-Rhône) et Ollioules.
Quelle concertation
Après une réunion de présentation, mi-septembre, les comités territoriaux de concertation se sont réunis de manière quasi hebdomadaire. Ces concertants sont des élus, associatifs, représentant des syndicats interprofessionnels et composent des groupes de travail dédiés...
Trois tracés retenus
Au-delà des scénarios, les comités territoriaux se sont penchés sur les itinéraires envisagés pour la ligne. Petit à petit, le nombre de tracés possibles a été revu à la baisse. Concernant l'ouest-Var, il n'y en aurait désormais plus que trois(voir ci-dessus). Il s'agit de « fuseaux» d'environ 1 km de large et dans lequel passerait la ligne. Deux prévoyant une gare « de Toulon », située sur le site de la gare de La Seyne - Six-Fours, le troisième prévoyant la gare en centre-ville de Toulon.
Avantages et inconvénients
Tracé A
Avantages : cette variante n'impacte que quelques espaces agricoles sur les hauteurs du Beausset et d'Ollioules. Cette variante ne touche pas de milieux protégés dans ses parties non enterrées.
Inconvénients :la prise en compte des risques de nuisances sonores devra être approfondie sur les parties aériennes. Un travail important d'insertion sera nécessaire pour limiter l'impact visuel du projet (le long du circuit du Castellet). Autre inconvénient, c'est le tracé le plus cher.
Tracé B
Avantages :seules quelques espaces agricoles sur les hauteurs du Beausset seront impactés. Comme pour le tracé A, cette variante ne touche pas les milieux naturels protégés dans ses parties non enterrées.
Inconvénients :la prise en compte des risques de nuisances sonores, la préservation des continuités écologiques entre le massif de la Sainte-Baume et des Calanques seront importantes à intégrer dans le projet. L'impact visuel devra également être limité. La traversée du tunnelsous le massif du Croupatier devra prendre en compte la présence de roches poreuses.
Tracé C
Avantages : Cette variante évite les secteurs d'intérêt écologique majeur.
Inconvénients : La variante traverse les vignobles de l'AOC Bandol sur environ 7 km (viaduc). Les cultures périurbaines du secteur d'Ollioules sont aussi concernées. Ce tracé a un impact très fort sur le territoire puisqu'il traverse des paysages emblématiques.
Et maintenant ?
Cette phase de concertation va se poursuivre jusqu'à la fin de l'année.
Entre 2012 et 2014, la largeur des fuseaux sera ramenée de 1 000 à 500 mètres et les aménagements annexes devront être définis.
L'enquête d'utilité publique pourrait démarrer en 2015, les travaux en 2018. Quant à la mise en service, Réseau ferré de France table aujourd'hui sur 2023.
Source Var-Matin 24 octobre 2011
Date de création : 24/10/2011 @ 12:12
Dernière modification : 24/10/2011 @ 12:12
Catégorie : Var-Matin
Page lue 2451 fois
Imprimer l'article
|
|
 |
|
 |
 |
Présentation de l'association
|
 |
|
La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
Encore 2 mots : vigilance et mobilisation.
Pour l’association,
Le président
Olivier Lesage
En voir plus...
La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
Encore 2 mots : vigilance et mobilisation.
Pour l’association,
Le président
Olivier Lesage
En voir moins...
|
|
 |
|
 |
|
| Votez pour le site |
|
Site classé : 20 ème
Le site Stop TGV Coudon est en ligne depuis septembre 2005 et le 24 juillet 2012, il a passé le cap du demi-million de visiteurs.
|
|
| FUSEAUX |
|
Fuseaux 2011 selon RFF
|
|
| Documents en stock |
Les 5 plus Téléchargés
|
|
| Adhésion |
|
Pour adhérer à l'Association Stop TGV Coudon, cliquer --->>>>> LA
|
|
| Visites |
|
603125 visiteurs 7 visiteurs en ligne
|
|
|