Seule entreprise charentaise candidate à un gros marché (52 millions d'euros), la SNGC a été recalée par Cosea. Michel Boutant n'apprécie pas vraiment.
Groupement d'une quarantaine d'entreprises, quasiment toutes filiales de Vinci, chargé de construire la LGV Tours-Bordeaux, Cosea s'est attribué la plus grosse partie du chantier. Onze lots dits « infrastructures » sur quinze…
Restait donc quatre lots à donner à des entreprises extérieures à Cosea. « On nous avait prévenus que les entreprises charentaises, de taille plutôt réduite, pourraient postuler, à condition d'imaginer des regroupements. C'est ce que nous avons fait », raconte Tony Bonifaci, patron de la Société nouvelle de travaux publics et de génie civil (SNGC), basée à L'Isle-d'Espagnac (54 salariés).
Il y a quelques semaines, Tony Bonifaci a donc monté un groupement avec des sociétés de la proche région : le groupe Laurière (Dordogne), les entreprises Bonnet (Deux-Sèvres), Buesa, dont une agence se trouve à Bordeaux, et Cazal (Midi-Pyrénées).
Le groupement naissant fait acte de candidature sur le lot n° 9, portant sur le terrassement, l'assainissement et la construction d'ouvrages d'art sur une portion de LGV dans le Nord-Charente. Un juteux marché de 52 millions d'euros.
Mais on vient d'apprendre que Cosea a écarté la SNGC et ses entreprises partenaires au profit du groupement de deux sociétés de Metz (Demathieu & Bard) et d'Avignon (Valérian). « Cette décision a un goût amer », regrette Tony Bonifaci qui tablait sur 50 à 100 embauches pour le groupement si le marché avait été remporté.
Braves petits soldats
« Les concessionnaires de la LGV soulignent l'exemplarité de la Charente dans l'accueil du chantier. Mais pour ce qui est de choisir une entreprise charentaise… En fait, Cosea fait ce qu'il veut. On se demande quelle est son intention réelle », s'inquiète Tony Bonfaci qui émet des doutes sur l'importance de la sous-traitance locale attribuée par les titulaires des différents marchés. Des sous-traitants qui pourraient n'intervenir « qu'à la marge, en dernier recours ».
Une crainte partagée par Michel Boutant. Contacté hier après-midi, le président du Conseil général venait tout juste de prendre langue avec Cosea pour demander quelques explications. « Ce n'est pas une bonne nouvelle pour le département. Il aurait été judicieux que Cosea, qui va rafler onze des quinze lots, attribue les lots libres aux entreprises de la région traversée par la LGV. C'est un devoir de nous battre pour que ces entreprises charentaises aient une part non-négligeable du chantier. Et, pour l'heure, Cosea ne promet que de la sous-traitance. Ce n'est quand même pas la même chose que d'être titulaire du marché ! Je ne décolère pas. On dit aux Charentais : payez, soyez de braves petits soldats. Mais à côté de cela, on méprise nos entreprises et on nous prive de conséquentes retombées économiques. Ce n'est absopas supportable. Nous n'entendons pas nous contenter des miettes », martèle Michel Boutant. Le Conseil général va verser 29 millions d'euros au projet de LGV Sud-Europe Atlantique. Grand-Angoulême en sera pour 10,3 millions d'euros et la CdC de Cognac pour 2,7 millions d'euros.
Des financements pour l'heure suspendus au rétablissement des liaisons TGV, au départ d'Angoulême, que la SNCF entend supprimer, dès le mois de décembre. Les négociations sur ce sujet sont toujours en cours.
Date de création : 17/10/2011 @ 17:01
Dernière modification : 17/10/2011 @ 17:01
Catégorie : Sud Ouest Page lue 1497 fois
La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
Encore 2 mots : vigilance et mobilisation.
La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
Encore 2 mots : vigilance et mobilisation.