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La Provence - Aubagne: Le tracé de la LGV vu par les élus
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Publié le mardi 07 décembre 2010 à 11H11 par La Provence
Où passera la ligne à grande vitesse en 2023 ? Daniel Fontaine qualifie cette carte officieuse de "bombe atomique"
Cliquer sur la carte pour la voir en plus grand
Cette carte n'existe pas. Du moins, officiellement. Quand ce document a été présenté le 25 janvier dernier aux élus du pays d'Aubagne, en présence du député de la circonscription, les techniciens de Réseau Ferré de France ont demandé la confidentialité et refusé d'en laisser un exemplaire. Toutes les requêtes, y compris la saisine de la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) (1), ont abouti depuis le début de l'année à des échecs.
Prudence bien compréhensible: selon le planning officiel qui nous sépare de la mise en service de la ligne à grande vitesse Paris-Nice en 2023, aucun tracé de cette précision n'est censé apparaître: les études et la phase de concertation qui les accompagnent, d'ici l'enquête d'utilité publique programmée en 2014, prévoient un fuseau de passage large d'un kilomètre. "De toute façon, c'est complet partout. Supprimer la zone industrielle des Paluds ou la clinique distante de 300 mètres, où est l'alternative?" fulmine le président de la communauté d'agglomération Alain Belviso.
À compter d'aujourd'hui, les habitants du pays d'Aubagne et de l'Étoile recevront un exemplaire chacun de cette carte baptisée "Les ravages du tracé de la LGV" à l'intérieur du magazine de l'Agglo. Trois communes principalement concernées: Aubagne, La Penne-sur-Huveaune et Cuges-les-Pins, "mais l'ensemble de la communauté est impactée, compte tenu des conséquences gravissimes de ce projet sur l'économie". Pierre Mingaud, maire de La Penne, s'étonne même que les élus marseillais ne s'inquiètent pas davantage pour le XIe et le XIIe arrondissement. L'apocalypse selon sainte-lgv: "un millier d'emplois supprimés, dix hectares de zones d'entreprises concernés, des dizaines d'habitation détruites". À l'est du tracé, c'est l'environnement qui en prendrait un coup: "des sites remarquables dégradés", le "plus grand poljé d'Europe de l'ouest" (2) menacé. Daniel Fontaine, parle d'une "bombe atomique. Mais à la différence d'Hiroshima, nous savons qu'elle va nous tomber dessus."
L'occasion est belle de rappeler l'opposition des élus locaux à un projet "qui ne répond pas aux attentes des gens en matière de transports". Priorité aux TER, voire aux TERGV, "des trains de l'avenir qui rouleront à 240 km/heure" sur les voies existantes, dont rêve le maire de Cuges Gilles Aicardi.
Les formules assassines claquent, prélude à une campagne des cantonales que la LGV pourrait enflammer? "Question saugrenue" sursaute le maire d'Aubagne. "Tout le monde est d'accord sur le sujet." Alain Belviso confirme: "il n'y a pas de place pour une querelle politicienne."
N'empêche! Les habitants découvrant ce matin un projet de ligne à grande vitesse dans leur jardin entre potirons et haricots verts auront à coeur de savoir ce qu'en pensent tous ceux qui portent une écharpe tricolore et ceux qui en convoitent une: les réunions de concertation dont RFF dévoilera fin janvier le calendrier, s'annoncent Longues, Garnies et Vivantes. Pour l'instant, Réseau Ferré de France préfère ne pas réagir, refusant "d'alimenter une polémique" qui à ses yeux, "n'a pas lieu d'être."
(1) Le mois dernier, la CADA s'est finalement déclarée "incompétente" (2) Cratère de Cuges-les-Pins, provoqué par l'érosion. Le maire du village réclame une étude géologique avant tout chantier susceptible de perturber l'évacuation naturelle de l'eau de pluie..
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Où la faire passer?
Le tracé, tel qu'il est présenté sur cette carte, va susciter une telle levée de boucliers qu'il a peu de chance d'être retenu. Alors où? À l'intérieur du fuseau de 1000 mètres de large exploré par RFF, la vallée de l'Huveaune laisse peu d'alternative. Daniel Fontaine a proposé "qu'un tunnel passe d'un côté à l'autre" du pays d'Aubagne. C'est "une galéjade". Alain Belvisio "ne veut pas" se caler sur "la position aixoise: tout ce qui passe ailleurs que par chez nous est bien". Donc, pas de LGV, ni ici ni ailleurs alors qu'une troisième voie ferrée Marseille-Aubagne sera mise en service en 2014, pour des trains sans grande vitesse.
Date de création : 13/12/2010 @ 09:06
Dernière modification : 23/12/2010 @ 10:25
Catégorie : La Provence
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Présentation de l'association
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La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
Encore 2 mots : vigilance et mobilisation.
Pour l’association,
Le président
Olivier Lesage
En voir plus...
La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
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