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Var-Matin - LGV : les tracés qui effraient en Provence verte
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Source : Var-Matin 1er février 2009Le compte à rebours a débuté. Le 11 février, Jean-Louis Borloo réunira les élus concernés par la Ligne à grande vitesse PACA chargée de désenclaver Nice d'ici 2020, voire 2 018 si la capitale azuréenne obtient l'organisation des JO d'hiver.
Au terme de cette journée, il ne devrait plus y avoir de mystère sur le scénario choisi. Lors de la remise du dossier technique au gouvernement, Réseau ferré de France a privilégié deux fuseaux efficients : celui des Métropoles passerait par Marseille et Toulon. Son coût avoisinerait les 11,5 milliards et ne tiendrait plus la corde. Le second - il aurait les faveurs de RFF - relie la gare d'Arbois à Nice par le centre Var en longeant l'A8 ; d'un prix de revient de 8 milliards. Mais comment ne pas prendre en compte le scénario de la Durance selon lequel la LGV pourrait emprunter les territoires du Nord. Cette dernière hypothèse effraie beaucoup les populations des communes concernées. Lorsque la décision sera finalement prise, RFF se lancera alors dans des études préliminaires et travaillera sur le fuseau choisi. Au départ, l'emprise était de 7 km sur la largeur. Les ingénieurs devront la ramener à 1 kilomètre, puis 500 mètres, condition sine qua non pour obtenir la délégation d'utilité publique. Des tracés constatés par Bernard Gyssels Un travail d'ores et déjà réalisé par Frédéric-Georges Roux, ingénieur et « surtout l'un des contradicteurs les plus crédibles de RFF » selon les techniciens. Cet opposant au projet des Métropoles a bien voulu nous livrer les tracés du centre Var et Nord Var, tels qu'il les a conçus. « Ce sont mes tracés et non ceux de Réseau ferré de France. Que le public ne se méprenne pas ». Mais ils ne doivent pas être loin de la réalité puisque « Bernard Gyssels, l'ancien chef de projet, les a consultés chez moi. Sans confirmer ou infirmer quoi que ce soit, il a trouvé mon travail sérieux et même intéressant ». Profiter des nuisances de l'A8 Afin d'être au plus proche de la vérité, Frédéric-Georges Roux s'est appuyé sur la cartographie, a pris en compte les altitudes, les vallées et, bien évidemment, les zones d'urbanisme qui sont à éviter. Selon lui, « le tracé se situant le long de l'A8 est certainement celui privilégié par RFF. Un couloir de nuisances existe déjà avec l'autoroute et c'est celui où l'on trouve toutes les formules pour éviter le maximum de zones habitées et de zones agricoles ». Le tracé situé plus au Nord est moins avantageux. « Certes, il est plus rapide mais il ne sert que Nice. Avec celui-ci, on remonte trop haut par rapport à l'arc méditerranéen et on n'utilise plus les besoins intercités Marseille - Nice. N'oublions pas que la gare marseillaise à Aix-en-Provence est grandement souhaitée. Enfin, dans la perspective de la liaison Barcelone - Gênes, Marseille ne serait pas desservie. Ce qui serait une erreur ». Un des deux sera-t-il désigné le 11 février prochain ou le tracé des Métropoles est-il encore en mesure de reprendre vie ? D'ici là, le lobbying et notamment la manifestation aixoise peuvent-ils encore être efficaces ? Certains financeurs peuvent-ils encore abattre un joker et menacer de ne pas apporter leur écot ? Réponse dans moins de quinze jours. A .r.  Photo : Documents Frédéric-Georges Roux
Date de création : 01/02/2009 @ 14:36
Dernière modification : 01/02/2009 @ 14:36
Catégorie : Var-Matin
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Présentation de l'association
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La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
C’est pourquoi nous proposons des solutions alternatives et l’amélioration rapide, urgente du réseau TER,
Encore 2 mots : vigilance et mobilisation.
Pour l’association,
Le président
Olivier Lesage
En voir plus...
La LGV, ligne à grande vitesse, en PACA avec ses nombreuses péripéties, est un sujet crucial qui passionne.
Son impact sur nos finances et sur notre environnement et si important qu’elle conditionne notre avenir et nous concerne tous.
1 - Historique de l’association
L’association Stop TGV Coudon a été créée en 2005, à l’issue du débat public, quand nous avons appris que pour rallier Nice, le tracé préféré des décideurs n’était aucun de ceux présentés au débat mais un nouveau tracé perforant le Coudon pour sortir en Viaduc à La Farlède et se diriger vers une gare multimodale située à La Grande Tourrache.
Nous avons été rapidement rejoints par de nombreux adhérents, pour dénoncer ce projet extrêmement dangereux pour nos finances et notre environnement.
Nous avons activement participé aux groupes de travail mis en place par RFF pour dénoncer toutes les contraintes et tous les risques d’une LGV pour le Var et en particulier de ce tracé si dangereux et si onéreux.
2 - Les tracés
Les décideurs avaient proposé au gouvernement un tracé direct Aix Nice, le long du couloir de nuisance créée par l’autoroute A8, tracé jugé moins nuisant et plus réaliste.
Mais devant la levée de boucliers des élus concernés ("pas de ça chez nous !"), le gouvernement a nommé un médiateur qui a favorisé le choix final pour le tracé sud, appelé aussi tracé littoral ou des métropoles du Sud.
Le fuseau de passage proposé mesure actuellement 7 kilomètres de large. En fonction du positionnement de la gare dans l'agglomération toulonnaise et des conclusions des études techniques, il sera réduit à 500 mètres pour la déclaration d'utilité publique.
Comment ne pas redouter que la LGV perfore les montagnes et balafre les plaines et les vignobles à l’Est de Toulon comme à l’Ouest ?
Nous devons rester éveillés, vigilants et très mobilisés.
3 - Le bilan
A l’heure du Grenelle de l’environnement, nous pensons que ce projet n’est pas écologique.
-Le gain de temps n’est pas suffisant pour assurer un report modal de l’avion vers le train.
Même si les gares étaient au centre ville, rapidement accessibles, ce qui est loin d’être acquis,
Le train ne serait toujours pas concurrentiel.
-Le coût est déraisonnable, largement à la charge des collectivités et des contribuables, peut-être de l’ordre de 10000 euros par foyer fiscal, il condamnerait tous les autres projets.
Faut-il dépenser tant de milliards pour gagner quelques minutes ?
-L’impact sur notre environnement et cadre de vie est trop important.
Compte tenu de son emprise ce projet impacte gravement nos paysages, les zones rurales comme sur les zones urbaines qu’il expose à une pollution sonore et visuelle.
Il menace la nappe phréatique ainsi que des zones et espèces protégées comme la plaine des Maures.
Le bilan avantages inconvénients condamne ce projet où qu’il passe ( nous refusons toute guerre de sécession, nordistes ou sudistes nous sommes tous varois et contribuables donc solidaires).
4 - Conclusion
C’est un projet politique qui ne répond pas aux attentes de la plupart des varois, qui ne veulent pas regarder passer les trains et qui n’ont pas besoin de la grande vitesse pour se déplacer au sein de leur région.
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