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J' mon terroir, je dis NON à la LGV / LNPCA

Le Tuyo - LGV Paca, ou pas ?


Publié le mer 22 octobre 2008 à 0:08 par Jérôme Guidi

Source : Le Tuyo 22 octobre 2008

Qui parle encore de la Ligne Grande Vitesse à Nice ? Plus de 3 ans après un débat public boudé par les azuréens, le projet oublié des décideurs niçois risque de capoter devant la mobilisation des Marseillais et des Varois.

 Est-ce trop demander que la 5ème ville de France bénéficie, en 2020, d’une ligne de TGV pour la relier à Paris ? A priori non. « Le projet de LGV Paca fait partie, je le confirme, des 2000 kilomètres de nouvelles lignes à grande vitesse décidés lors du Grenelle de l’environnement » indiquait en début d’année le Premier ministre, François Fillon. Au printemps 2005, à l’issue du débat public, un consensus avait d’ailleurs été arraché par le ministre de l’aménagement du territoire de l’époque, qui n’était autre que Christian Estrosi. Pour faire avaler aux niçois le détour par Toulon et Marseille (tracé dit « des métropoles »), le futur maire de Nice affirmait que le temps de parcours entre la capitale azuréenne et Paris n’excèderait pas les 3h40 (ce que garantit le tracé dit « Arbois », qui longe l’autoroute A8), car en 2020 les TGV rouleront plus vite qu’actuellement.

 L’homme du consensus pouvait se consacrer à son élection à la tête de la ville de Nice. Quant au projet de LGV, il suivait, croyait-on, son cours. « Tout sera bouclé en juin » assurait encore en janvier dernier Bernard Gyssels, le chef de la mission chez Réseau Ferré de France (RFF). Tout allait donc pour le mieux quand soudain, la tuile : « on ne trouvera pas les 3 milliards d’euros supplémentaires que nécessite le tracé passant par les grandes métropoles. On a déjà du mal à réunir les 8 milliards du tracé passant par l’Arbois et la Sainte-Victoire ». Depuis cette déclaration fracassante du préfet de Région, le consensus déraille et le projet prend du retard.

 Michel Vauzelle “très en colère”

 Une réunion décisive au cours de laquelle RFF doit présenter ses projets est repoussée depuis 4 mois. A l’appel des vignerons de la Sainte-Victoire, plus d’un millier de personnes manifestent le 28 septembre avec à leur tête Maryse Joissains, maire d’Aix-en-Provence, qui déclare : « seul le tracé passant par Marseille et Toulon est défendable ». Quelques jours plus tard, à la sortie d’une réunion avec les maires de la région aixoise, le préfet persiste : « les arguments des maires de la vallée sont aussi convaincants que ceux des opposants au tracé des métropoles ». Maryse Joissains bondit : « soit on abandonne la LGV, soit elle passe par Marseille et on développe la ligne existante pour mettre Nice à 40 minutes de Marseille, soit il faut un tracé Paris-Lyon-Grenoble-Nice qui passe par des territoires moins sensibles ».

 Après avoir concédé que le « réalisme » allait en faveur du tracé Arbois, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, se ravise en privilégiant le tracé des métropoles… sans toutefois fermer la porte à l’Arbois si sont confirmés « le gain de temps de trajet entre Paris et Nice, les surcoûts du tracé des métropoles, et la desserte en transports en commun en site propre reliant le centre de Marseille, la gare TGV de l’Arbois et l’aéroport ». Cette fois c’est Michel Vauzelle, le président du Conseil régional, qui se met « très en colère » : « on sent qu’on dresse les habitants et les communes les uns contre les autres ». Pour l’élu socialiste, l’Etat laisse pourrir la situation avec l’idée que si le projet capote, il économisera quelques milliards d’euros. Il a écrit le 9 octobre au Président de la République pour demander « une réunion de crise ».

 L’argent au cœur du problème. Un projet de l’ampleur de la LGV Paca représente un investissement colossal (8 à 11 milliards d’euros). Or, les caisses sont vides, la croissance recule et la crise financière s’installe… Mais, paradoxalement, les élus des Bouches-du-Rhône et du Var se disent prêts à financer le tracé des métropoles, alors qu’il coûterait 3 milliards de plus que le tracé Côte d’Azur ! La CCI Marseille Provence s’engage même à verser 15% du financement (1,65 milliard d’euros) si la ligne « passe par Marseille ». Christian Estrosi vient de préciser que « Jean-Louis Borloo (ministre de l’écologie et de l’aménagement du territoire) s’est engagé à ce qu’une décision soit prise avant le 31 décembre ». D’ici là, l’ouest de la Région se mobilise, y compris Hubert Falco, qui cumule les fonctions de maire de Toulon et de secrétaire d’Etat chargé de l’aménagement du territoire. Et la Côte d’Azur regarde passer les TER.

Par Jérôme Guidi


Rédacteur Webmestre
Date de création : 27/01/2009 @ 16:36
Dernière modification : 27/11/2014 @ 18:35
Catégorie : Le Tuyo
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Je ne suis pas concerné car je n’habite pas sur le tracé FAUX !

Réponse: Même si le bruit peut porter très loin, la LGV ne devrait pas perturber au-delà de 10KM. Sauf que des villes comme Le Revest, La Valette, La Farlède, La Crau …restent dans ce périmètre.
Si certains pourront échapper à la pollution sonore, tous subiront son coût.
Comme l’état se désengage et l’Europe ne s’engage pas, c’est la région qui devra payer une bonne partie de l’addition qui s’élevait déjà en 2009 à 15 000 millions d’euros.
Par exemple, un contribuable de La Coupiane, à La Valette va payer 3 fois: une fois au titre de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, une fois au titre du Conseil général du Var et une fois au titre du Conseil régional PACA. Notre imposition va donc exploser.

Le maire de ma commune me l’a promis, le tracé ne passe pas par chez nous FAUX !

Réponse: Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Actuellement le fuseau MDS (Métropoles du Sud ) a été choisi, les études techniques sont en cours, de nombreux sondages de sols seront effectués et la déclaration d’utilité publique n’aura lieu que vers 2014, elle comprendra alors un fuseau étroit de 500 m. D'ici là, Stop TGV Coudon, en contact permanent avec RFF (Réseau Ferré de France) communiquera sur ce site les information à sa connaissance.
A ce stade des études, personne ne connaît le tracé qui sera retenu en fonction d'impératifs techniques.
On peut juste faire des suppositions, à partir des études réalisées par l’ AUDAT (agence d’urbanisme de l’Aire Toulonnaise).

Le classement du COUDON du 9 décembre 2010 empêche le passage de la LGV. FAUX !

Réponse: Malheureusement non, le classement ne peut pas empêcher le passage de la ligne à grande vitesse.
La LGV est dite d’utilité publique aussi elle peut passer sur des sites protégés, classés, comme le Coudon ou les Maures.
Partout en France RFF a construit des ouvrages qui empiètent sur des zones classées.
Il a par contre plus de contraintes à respecter et donc un coût supplémentaire à construire dans ces zones.
C’est pourquoi STOPTGVCOUDON était très favorable au classement du Coudon et est intervenu auprès du commissaire enquêteur pour l'appuyer..

Cette LGV PACA, c'est l'avenir. FAUX !

Réponse: Pour tout projet il convient de faire un bilan avantages inconvénients.
 La LGV PACA apporterait un gain de 8 minutes sur un trajet Paris Toulon mais une délocalisation probable de la gare vers la périphérie même si la situation actuelle d’une gare au centre ville est satisfaisante pour les voyageurs. Et bien d’autres nuisances graves sur notre environnement comme sur nos finances.
Ce n’est pas un projet d’avenir c’est une menace que tous refusent (cf les manifestations de tout le Haut Var, de la communauté d’Aix, communauté de communes d'Aubagne …)
Même pour la SNCF la LGV devient un gouffre qui ne cesse de plomber les comptes.

Nos amis Niçois ont besoin d'une meilleure desserte ferroviaire. VRAI MAIS...

Réponse: Vrai, mais l’objectif d’un bon temps de parcours pour desservir Nice et désengorger son aéroport n’est pas optimisé par le choix du tracé Métropoles du Sud. Le tracé Côte D’Azur (passage dans le moyen Var) était plus performant, moins cher et plus réaliste.

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